mercredi, août 12

Le Représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo, Dr Vincent DOSSOU SODJENOU, a sensibilisé les sénateurs sur la multiplication des épidémies et des urgences sanitaires en Afrique centrale et au Congo. Dans une communication présentée le vendredi 14 novembre 2025 à Brazzaville, ce responsable onusien a éclairé les parlementaires sur les principaux défis de santé publique. Une démarche qui vise à mettre à jour leurs connaissances sur les enjeux sanitaires majeurs et les efforts menés conjointement avec le gouvernement dans le cadre de la politique de santé pour tous.

Dressant un état des lieux sans complaisance, le représentant de l’OMS a rappelé que l’Afrique enregistre « plus de 100 urgences sanitaires par an », souvent détectées tardivement à cause de multiples faiblesses structurelles : surveillance insuffisante, difficultés d’accès aux zones enclavées, manque de logistique, capacités de laboratoire limitées et faible coordination transfrontalière.

S’il note des progrès au Congo, réduction de la mortalité maternelle, amélioration de la couverture vaccinale, tenue du deuxième Conseil national de la santé, Dr SODJENOU observe que des défis majeurs persistent. « Nos indicateurs restent en dessous des standards internationaux, et le triple fardeau des maladies infectieuses, non transmissibles et des urgences humanitaires continue de peser sur le système », a-t-il insisté.

Choléra, MPox, rougeole : le Congo face à plusieurs fronts simultanés

Depuis juillet, 815 cas de choléra et 66 décès ont été enregistrés. La létalité, estimée à 8,2 %, dépasse largement la norme acceptable de 1 %. Le pays fait également face à des flambées de variole du singe (102 cas, 1 décès) et à des épidémies de rougeole affectant 22 districts.

À cela s’ajoute le risque élevé d’importation du virus Ebola, actuellement présent dans plusieurs pays voisins. L’OMS et le gouvernement renforcent la préparation nationale à travers la vaccination du personnel de santé et l’amélioration des dispositifs d’alerte.

Le Sénat appelé à jouer pleinement son rôle

À l’issue de l’exposé, le président du Sénat, Pierre NGOLO, a livré une réaction à la fois reconnaissante et déterminée. « Nous devons, au nom du Sénat, remercier l’OMS pour cet effort d’encadrement et de sensibilisation, et pour l’appui constant apporté au Congo malgré les difficultés financières que connaît notre pays », a-t-il affirmé.

Il a assuré que la Chambre haute continuerait à garantir « le soutien nécessaire à l’accomplissement de la mission de l’OMS », y compris, dans la limite des capacités nationales, un appui financier destiné à améliorer la santé des populations.

Revenant sur la présentation du Dr SODJENOU, Pierre NGOLO a reconnu son impact : « Nous avons pris conscience de la situation réelle du Congo en termes d’épidémies et des dégâts déjà causés. »

Évoquant les risques de pénétration d’Ebola depuis les pays voisins, il a souligné la nécessité d’une vigilance accrue : « Il vaut mieux prévenir que guérir. Les sénateurs ont une responsabilité, notamment auprès des collectivités locales en lien avec la décentralisation de la santé de base. »

Il a appelé à une vision commune : « Un Congo où chaque citoyen a droit à la dignité et à la santé, et où notre partenariat avec l’OMS demeure un levier essentiel de progrès. »

Photos:

1. les officiels posant pour la postérité ;

2. L’expert de l’OMS lors de sa communication

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