Le Congo s’est doté d’un nouveau guide national de bonnes pratiques des vigilances liées aux médicaments et autres produits de santé, le mardi 16 décembre 2025. C’est au terme des travaux d’un atelier consacré à l’actualisation et à la validation de cet outil de référence que les cadres du ministère de la Santé, les partenaires techniques et les experts du secteur pharmaceutique ont entériné le document. Organisée avec l’appui du PNUD, la rencontre a permis de franchir une étape décisive dans le renforcement du système de surveillance des effets indésirables liés aux médicaments, notamment les antibiotiques.
Présidant la cérémonie de clôture, le Directeur général des soins et services de santé (DGSSSa), Henri Germain MONABEKA, a rappelé le sens et la portée de ce document stratégique. « Les médicaments que nous utilisons ne sont pas nocifs en soi, mais ils peuvent avoir des effets secondaires. Ces effets doivent être détectés et notifiés afin d’améliorer leur utilisation et d’obtenir les résultats thérapeutiques escomptés, plutôt que des effets indésirables », a-t-il souligné.
Selon le DGSSSa, l’élaboration de ce guide répond à une exigence de santé publique, car la vigilance liée aux médicaments ne doit pas se limiter aux hôpitaux centraux. « Cette activité doit se dérouler non seulement dans les hôpitaux, mais aussi au niveau communautaire, dans les hôpitaux de base, les hôpitaux généraux et au niveau central », a-t-il insisté, saluant l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans l’organisation de l’atelier.
Au nom de la Représentante résidente du PNUD au Congo, Hugues TRAORE, Conseiller technique principal santé, a exprimé la satisfaction de son institution d’avoir accompagné le ministère de la Santé dans ce processus. « Nous formulons le vœu que ce guide soit un puissant support pour le ministère, aussi bien dans le cadre des alertes que dans la prise en charge des événements liés aux médicaments et aux produits de santé », a-t-il déclaré, félicitant l’ensemble des cadres nationaux ayant contribué à la finalisation du document.
Pour sa part, la Directrice de la pharmacie et du médicament (DPM), Rosa ATA OLLESSONGO, a précisé que la démarche s’inscrit dans le cadre réglementaire de la pharmacovigilance. « La pharmacovigilance vise à surveiller le comportement des médicaments une fois mis sur le marché, afin de savoir s’ils provoquent des événements indésirables au sein de la population », a-t-elle expliqué, soulignant que les antibiotiques et autres produits à visée curative sont particulièrement concernés.
La DPM a insisté sur l’un des axes majeurs du guide : la notification systématique. « Tous les professionnels de santé doivent notifier les événements indésirables observés à l’aide des fiches prévues, afin que ces informations remontent à la Direction de la pharmacie et du médicament », a-t-elle précisé. Cette procédure permettra de déterminer si le médicament est réellement en cause et, le cas échéant, de prendre des mesures allant jusqu’à la suspension de l’importation ou de la prescription.
Pour le Directeur général des soins et service de santé, Henri Germain MONABEKA, l’étape franchie devrait céder la place à l’action. « Le document est relu et validé. Il ne reste plus qu’à aller vers la mise en œuvre et la vulgarisation, afin que tous les prescripteurs deviennent des acteurs de la vigilance », a-t-il conclu.
Photos :
- Les participants posant pour la postérité
- Le présidium de la cérémonie de clôture
Contacts de notre rédaction : gcm.redaction16@gmail.com
Téléphone & Whatsapp : +242 06 954 43 25

