Le Directeur exécutif du Conseil national de lutte contre le VIH/SIDA, les IST et les épidémies, Benjamin ATIPO, a lancé, le jeudi 8 mai 2025 à Brazzaville, un appel pressant à la mobilisation collective face aux enjeux cruciaux de la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents. Cet appel a été lancé à l’ouverture de l’atelier consacré à la finalisation de la note conceptuelle sur cette thématique. Organisé avec l’appui technique et financier du PNUD Congo, cet atelier vise à mettre en place un cadre stratégique de coordination des interventions en matière de lutte contre le VIH/SIDA, les IST et les épidémies qui affectent lourdement la jeunesse congolaise.
Durant deux jours, du 8 au 9 mai, acteurs institutionnels, experts et partenaires techniques se penchent sur la finalisation d’un document stratégique majeur : la note conceptuelle des interventions en santé sexuelle et reproductive (SSR) à destination des jeunes et des adolescents. Un exercice à la fois technique et politique, que Benjamin ATIPO qualifie de « déterminant pour l’avenir de toute une génération ».
L’atelier ambitionne de fusionner les différentes versions de la note existantes en un document cohérent, inclusif et opérationnel. L’objectif est de définir des stratégies concrètes pour améliorer l’accès, la qualité et la pertinence des services de SSR pour les jeunes, confrontés à de nombreux défis dans ce domaine.
« Il ne s’agit pas simplement de rédiger un document. Il s’agit de poser les bases d’une réponse structurée, fondée sur les données, les droits humains et l’implication des jeunes eux-mêmes », a insisté Benjamin ATIPO. Il a également souligné l’importance de l’intégration des piliers de la Coalition mondiale de prévention comme élément central du travail en cours.

Une feuille de route pour une jeunesse résiliente
La note conceptuelle en cours d’élaboration se veut plus qu’un simple texte. Elle se présente comme une feuille de route opérationnelle, visant à répondre de manière articulée aux besoins spécifiques des jeunes en matière de SSR, dans un contexte national marqué par des vulnérabilités croissantes.
« Ce que nous construisons ici, c’est un cadre d’action, un levier pour garantir aux jeunes un accès effectif à des services de qualité, adaptés et respectueux de leurs droits », a déclaré le Directeur exécutif à l’ouverture des travaux.
Les jeunes filles, au cœur des préoccupations sanitaires
Les données épidémiologiques viennent légitimer cette mobilisation. Selon les statistiques présentées, les jeunes de 15 à 24 ans représentent près de 30 % des nouvelles infections au VIH, avec un taux d’incidence quatre fois plus élevé chez les filles que chez les garçons. Cette disparité est notamment due aux violences basées sur le genre, aux mariages précoces et à l’insuffisance d’éducation sexuelle complète.
« Les chiffres sont sans appel, mais ils ne doivent pas nous paralyser : ils doivent nous pousser à agir vite, bien et ensemble », a martelé Benjamin ATIPO.
Les échanges lors de cet atelier doivent permettre d’aboutir à un document solide, capable de mobiliser les partenaires techniques, les ressources et les engagements politiques. Les participants sont invités à s’inscrire dans une logique de co-construction pour garantir la pertinence et l’efficacité des actions futures.
« Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons bâtir une réponse à la hauteur des défis. La jeunesse n’attend plus. Elle exige des actes forts, ancrés dans la réalité et portés par une volonté commune de transformation », a conclu le Directeur exécutif.
Le défi est immense, mais les bases sont posées : il s’agit désormais de construire, ensemble, un avenir en santé pour la jeunesse congolaise.
Photos :
- Les participants posant lors de la photo de famille;
- Le Directeur exécutif à l’ouverture des travaux
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