Le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian YOKA, a présenté, ce jeudi, devant les sénateurs, le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Ce budget, placé sous le signe de la consolidation macroéconomique, du soutien à la croissance hors pétrole et du renforcement de la discipline budgétaire, est arrêté à 2 501,4 milliards de F CFA, contre 2 550,7 milliards en 2025. Les dépenses sont évaluées à 2 270,1 milliards de F CFA, dégageant un excédent budgétaire de 280,4 milliards.
D’entrée de jeu, le ministre a situé le cadre : « Ce projet de loi traduit la volonté du gouvernement de consolider les équilibres macroéconomiques, dynamiser la croissance et l’emploi, amplifier la baisse du niveau d’endettement, et renforcer la résilience de notre économie face aux chocs externes », a-t-il affirmé. L’économie congolaise est attendue en progression de 3,6 % en 2026, portée principalement par la croissance non pétrolière estimée à 4,2 %.
Sur le plan fiscal, l’année 2026 marque une étape importante avec la transposition des directives communautaires de la CEMAC. Parmi les mesures phares figure la réduction du taux de l’impôt sur les sociétés de 30 % à 25 % afin de stimuler l’investissement privé. Des innovations fiscales visant à créer davantage d’équité, de justice fiscale et un soutien accru à l’économie réelle, selon le ministre.
Le budget 2026 insiste également sur la rigueur dans la gestion publique. Le gouvernement entend rationaliser les fonds et agences publics pour mieux centraliser les ressources au Trésor et mettre en œuvre le Compte unique du Trésor (CUT). « Le respect des principes d’universalité et de transparence budgétaire demeure un impératif », a déclaré le ministre, ajoutant que ces réformes permettront « une optimisation de la trésorerie et un meilleur suivi des flux financiers publics ».
Autre axe prioritaire : l’assainissement des finances publiques et la réduction de la dette. L’exécutif projette un désendettement accéléré grâce à l’affectation d’une partie des excédents budgétaires au remboursement des arriérés intérieurs et à la restructuration de certaines dettes. « La soutenabilité de la dette publique est un élément clé de notre stabilité économique future », a insisté le ministre.
Enfin, le budget 2026 se veut social. Il renforce les mesures en faveur des populations vulnérables, notamment via l’ajustement de l’imposition sur les salaires pour protéger les bas revenus. « Nous mettons l’accent sur la protection du pouvoir d’achat des ménages modestes et des travailleurs du secteur informel », a assuré Christian YOKA.
Soumis désormais à l’examen des sénateurs, ce projet de loi ambitionne d’offrir au Congo un cadre budgétaire rigoureux, mais résolument orienté vers la croissance inclusive et la justice sociale.
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- Le Ministre des finances lors de la présentation
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