À deux mois et dix jours du lancement de son Plan stratégique de développement (PSD) 2027-2031, l’Université Denis SASSOU-N’GUESSO (UDSN) affine déjà sa feuille de route pour les cinq prochaines années. Réunis, le mercredi 21 octobre 2026 à Kintélé, sous la présidence de Maixent Raoul OMINGA, Directeur général de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), les membres du comité de pilotage du PSD 2027-2031 ont engagé la réflexion sur les priorités de 2027, avec l’ambition de faire de cette université un pôle d’excellence académique, scientifique et d’innovation au service du développement du Congo et de l’Afrique centrale.

Passer d’une université en construction à une institution de référence ne relève pas seulement d’une ambition institutionnelle. C’est un défi de gouvernance, de financement, de qualité des formations et de résultats mesurables. C’est précisément autour de cette exigence que s’est articulée la première session du comité de pilotage du PSD 2027-2031 de l’Université Denis-SASSOU-N’GUESSO, réunissant chefs d’établissement, responsables de parcours et cadres administratifs autour du président Maixent Raoul OMINGA, son président.
Dans son discours d’ouverture des travaux, le Président de l’UDSN, Ange Antoine ABENA, a placé la formation des compétences au cœur des enjeux de développement national. Saluant l’engagement du Directeur général de la SNPC aux côtés de l’université, il a défendu une vision dans laquelle l’éducation constitue un levier essentiel de transformation économique et sociale. « Le capital humain, Monsieur le Directeur général, c’est notre pétrole de demain », a-t-il déclaré, établissant un parallèle entre les ressources naturelles du Congo et la nécessité de développer les compétences capables de créer davantage de valeur pour le pays.
Au-delà de cette formule, le président de l’université a rappelé l’enjeu de la mobilisation collective autour d’un programme appelé à structurer l’évolution de l’établissement jusqu’en 2031. Le plan repose sur cinq axes : l’excellence académique et l’insertion professionnelle ; la recherche, l’innovation et la valorisation scientifique ; la gouvernance et la qualité institutionnelle ; la transformation numérique et les infrastructures durables ; enfin, les partenariats, l’inclusion et la contribution au développement socio-économique.
« Je sais compter sur vous pour que ces cinq axes stratégiques avec leurs 19 actions et 67 activités soient réalisées et fassent passer du statut d’université en installation à celui d’université de performance », a insisté Ange Antoine ABENA.

Cette transformation suppose, selon lui, davantage de rigueur dans l’organisation, une hiérarchisation claire des priorités et des mécanismes de suivi capables de traduire les orientations en résultats tangibles.
2027, l’année de vérité opérationnelle
Le calendrier est désormais posé : le PSD doit entrer en application le 1er janvier 2027. Pour Ange Antoine ABENA, l’anticipation constitue une condition indispensable à sa réussite. Il a notamment mis en garde contre une planification insuffisamment maîtrisée, qui risquerait de reproduire les écarts entre les objectifs affichés et les réalisations effectives. « Il nous faut de l’imagination fertile pour bien organiser, hiérarchiser, prioriser les activités à réaliser pour qu’en 2031, nous ne parlions plus de 54 % d’exécution ou de 17 % de financement », a-t-il prévenu.
Le message est sans équivoque : le comité de pilotage doit dépasser le cadre des réunions de concertation pour devenir un véritable instrument de coordination, d’anticipation et d’évaluation. La mise en place d’un tableau de bord pertinent, fondé sur des indicateurs de performance et des actions à fort impact, figure ainsi parmi les attentes exprimées par le président de l’université.
Au terme des travaux, Maixent Raoul OMINGA a confirmé la nécessité de passer rapidement à l’action. « Les orientations sont claires. Nous sommes là pour la mise en œuvre », a-t-il indiqué, précisant que les échanges avaient notamment porté sur la sélection des priorités pour l’exercice 2027 et sur les objectifs à atteindre à court, moyen et long terme.
Le président du comité de pilotage a également souligné l’importance de l’implication des responsables académiques et administratifs dans l’exécution du plan, chaque programme devant faire l’objet d’un suivi permettant d’apprécier les avancées réalisées.

La SNPC étend son empreinte dans l’enseignement supérieur
L’engagement de Maixent Raoul OMINGA dans l’accompagnement de l’UDSN s’inscrit dans une dynamique plus large de soutien au secteur éducatif. À cette occasion, le Directeur général de la SNPC a annoncé le démarrage prochain des travaux de réhabilitation et de construction de la faculté de droit de l’Université Marien-Ngouabi. Cette annonce témoigne d’une volonté d’élargir les interventions en faveur de l’éducation, en portant également les investissements vers l’enseignement supérieur.
Pour l’UDSN, l’horizon 2031 doit consacrer une ambition clairement formulée : devenir « une institution panafricaine de référence en Afrique centrale, reconnue pour l’excellence de ses formations, la pertinence de sa recherche et sa contribution sociale, économique, nationale et régionale ».
La crédibilité de cette feuille de route se mesurera moins à l’ampleur de ses objectifs qu’à la capacité des acteurs à les concrétiser. Excellence des enseignements, insertion des diplômés, production scientifique, modernisation des infrastructures et ouverture sur le monde socio-économique constitueront autant de marqueurs de cette transformation. Pour l’université, le véritable rendez-vous est désormais fixé au terrain.
Photos :
- Le présidium de la cérémonie d’ouverture ;
- Les membres du copil posant pour la postérité autour de leur président ;
- Le Président du comité lors des travaux.
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