A un mois des Awards du Digital et de la presse Numérique , son Commissaire general a bien voulu répondre aux questions de notre rédaction , pour présenter ce   rendez-vous dont l’ambition est d’avoir un rayonnement qui va au delà de la Cote d’Ivoire pour cibler toute l’Afrique. Il nous partage son rêve d’une Afrique ancrée de pleins pieds dans le Digital.

Groupe Congo Médias : A quel besoin répond l’organisation des Awards du Digital et de la Presse Numérique ?

Joël NIANZOU :  L’organisation des ADPN répond à un besoin stratégique de structuration, de professionnalisation et de reconnaissance des acteurs du digital et de la presse numérique en Afrique. Face à l’essor rapide des technologies et au rôle croissant du numérique dans la transformation des sociétés africaines, il était crucial de créer une plateforme valorisant les innovations, les talents, les initiatives citoyennes et les entreprises engagées dans ce domaine. Les ADPN permettent ainsi de promouvoir les bonnes pratiques, d’encourager la création de contenus de qualité, tout en impulsant un écosystème africain plus inclusif et souverain dans le domaine du digital.

GCM : Vous mettez l’Afrique en avant lors de cet événement, en témoigne le thème de celui-ci. Pourquoi ?

J.N : Mettre l’Afrique en avant dans cet événement, c’est reconnaître le potentiel immense de notre continent en matière d’innovation numérique, de créativité et de résilience. Le thème de cette 4e édition, « Civilisation numérique : bâtir une Afrique souveraine, innovante et solidaire », reflète cette volonté de replacer le continent africain au centre de la transformation mondiale. L’Afrique doit cesser d’être uniquement consommatrice de technologies et devenir pleinement actrice de son propre développement digital. À travers les ADPN, nous souhaitons valoriser les initiatives locales, stimuler la coopération intra-africaine, et affirmer une identité numérique propre au continent.

 GCM : Selon vous, à travers quelles stratégies l’Afrique peut-elle justement se positionner dans ce monde du numérique en mutation perpétuelle ?

J.N: Plusieurs stratégies peuvent permettre à l’Afrique de s’imposer dans le nouvel ordre numérique mondial :  

  • Enfin, créer des événements fédérateurs comme les ADPN, pour accélérer ;  la reconnaissance, la collaboration et le rayonnement des acteurs africains du digital.
  • Investir massivement dans la formation des jeunes aux métiers du digital, de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et de la data;  
  • Promouvoir des politiques publiques cohérentes en faveur de l’innovation locale, des startups, des infrastructures technologiques et de la souveraineté numérique;
  • Encourager la coopération entre États africains pour mutualiser les ressources et construire une économie numérique continentale; Valoriser les contenus culturels africains en ligne, en créant des plateformes numériques régionales et en soutenant la production locale.

GCM : Quel est votre rêve pour l’Afrique du digital ?

J.N: Mon rêve pour l’Afrique du digital, c’est de voir émerger une génération d’acteurs africains capables de développer leurs propres solutions, en phase avec nos réalités, nos cultures et nos besoins. C’est de bâtir une Afrique numérique où les jeunes filles et garçons créent de la valeur, où les entreprises prospèrent grâce à l’innovation, et où la presse numérique devient un vecteur d’éducation, de cohésion sociale et de progrès démocratique. Je rêve d’un continent qui ne subit plus la technologie, mais qui la maîtrise, l’adapte et l’exporte. Les ADPN sont un pas important vers cette Afrique ambitieuse, responsable et connectée à son avenir.

Propos recueillis par Jean Eudes GANGA MICKEMBY

Photos : Joël NIANZOU / le visuel de l’événement ( Droits réservés)

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