Samedi 16 aout 2025, jour J de l’assemblée générale élective (AGE) de la fédération congolaise de handball, prévue par la commission électorale indépendante au siège du Comité Olympique. La porte de la salle est fermée. Une banderole annonçant la tenue de cette activité est accrochée sur le mur. Le même jour, avant 9 heures, la chambre de conciliation et d’arbitrage du sport (CCAS) siège, et publie une sentence arbitrale ayant pour objet « Requête en référé sportif aux fins de la suspension de l’assemblée générale élective prévue le 16 aout 2025 ». Des journalistes massés au comité olympique sont perplexes, jusqu’au moment où une rumeur qui se confirmera plus tard commence à circuler. Elle fait état de la tenue de l’AGE au stade Alphonse Massamba Debat où la sentence de la CCAS apportée par l’huissier de justice n’a pu rien faire changer .
Maitre Yvon Eric IBOUANGA, et son client arrivent au comité olympique en fin de matinée. Une interview à la presse de l’avocat qui brise la glace, et ça commence par le constat : « Vous constaterez avec moi que la salle du comité national olympique et sportif congolais est fermée. C’est donc la sentence que la chambre a rendue ce matin à 9 heures. Cette décision rendue ce matin à 9 heures a prescrit de façon claire la suspension de l’assemble générale élective de la fédération congolaise de handball. C’est une sentence rendue après une procédure d’urgence. Cette décision s’applique illico presto et est opposable à tous ».
Selon l’avocat, les membres de la commission électorale indépendante ont reçu cette ordonnance de la CCAS avant dix heures par voie d’huissier. Au regard de cela, ce dernier s’est exprimé en ces termes : « Ils sont donc tenus de ne pas organiser l’élection. La preuve c’est que la salle qui devait abriter cette élection est fermée, les membres de la commission et les électeurs n’y sont pas. Dans l’hypothèse invraisemblable et inadmissible ou cette assemblée générale élective de la Fecohand se tiendrait en dehors du comité olympique, ce serait une élection nulle et de nul effet. D’abord parce que, la sentence prescrit l’interdiction avant la tenue, ils ont notification de cette décision ».
Une rébellion…
Par ailleurs, sans langue de bois, Maitre Yvon Eric IBOUANGAs’est montré très dur, allant jusqu’à poarler de rébellion pour des résultats qui sont nuls : « Donc s’ils s’hasardent à tenir l’élection, nonobstant le fait qu’une juridiction nationale a rendu une décision interdisant l’assemblée général en attendant qu’on épuise toutes les questions qui se posent au niveau de la fédération, ce serait donc de la rébellion, et les résultats de cette élection seront exposés à une nullité de plein droit ».
Aux dernières nouvelles, l’assemblée générale élective a bel et bien été organisée, en foulant aux pieds la sentence arbitrale de la CCAS. En rappel, la commission électorale indépendante présidée par le Tunisien Mouadh BEN ZAIED n’a pas validé la liste d’Avicenne NZIKOU. Plusieurs analystes craignent que ce qui est convenu d’être appelé cacophonie précipite le handball congolais dans de graves incertitudes. L’on apprend par exemple en effet que les nombreux clubs soutenant le candidat Avicenne NZIKOU ne seraient pas prêts à composer avec le bureau de la fédération mis en place dans le non-respect des actes de la justice sportive incarnée par la CCAS.
Photo : Maitre Yvon Eric IBOUANGA ( à droite) répondant aux questions des journaliste au Comité Olympique le 16 aout 2025 ( Crédit Groupe Congo Médias)

