Les étudiants congolais ont été invités à participer du 30 juin au 1er juillet 2025 à Brazzaville aux assises sur l’employabilité et l’entrepreneuriat organisées par le gouvernement, via le ministère de l’enseignement supérieur. Deux jours de panels axés sur des thématiques aussi riches que variés qui ont appelé les étudiants à être des acteurs de l’auto emploi en plus de leur présenter différentes niches d’opportunités qui se trouvent aussi bien dans le secteur public que dans le privé. Edith Delphine EMMANUEL , ministre de l’enseignement supérieur , à la clôture de ces rencontres a pris l’engagement d’accompagner de manière appuyé les étudiant dans la création de entreprise et l’auto emploi.
Il s’agissait lors de ces assises, selon les mots de la ministre, de s’interroger sur les finalités de l’enseignement supérieur, se basant sur « l’éternel » constat gouvernemental de l’inadéquation entre la formation et l’emploi. Affichée, la volonté de se tourner résolument vers l’avenir, pour se créer un nouveau paradigme, une nouvelle culture universitaire , une université ouverte sur la société.
Un engagement de soutien aux étudiants de la part de la ministre de l’enseignement supérieur
S’adressant à la jeunesse estudiantine qu’elle a présentée comme voulant être maitresse de son destin, Edith Delphine EMMANUEL s’est exprimé en ces termes : « Il vous revient à chacun de révéler votre talent personnel. Nous sommes là , modestement pour vous accompagner. Nous ferons en sorte que l’information dont vous ne disposiez pas vous parvienne. Il y a manifestement un déficit d’information sur les institutions e sur les financements disponibles. Vous avez vu comment un des intervenants a fait une annonce majeure, pris l’engagement de mobiliser cent millions de francs cfa pour les projets des étudiants. Nous attendons ces projets ».
Au nom des étudiants, le président de l’Union Libre des Elèves et Etudiants du Congo (ULEECO), Cherubin IBARA, a salué la tenue de ces assises. Dans un discours enchainant à l’entame des remerciements au président de la république, à la ministre de l’enseignement supérieur, aux partenaires techniques et financiers, l’orateur a indiqué que « ces assises auront été pour nous étudiants un lieu de connaissances », avant d’ajouter que « les étudiants ne sont plus de simples spectateurs des décisions, mais deviennent pleinement des acteurs de notre avenir commun en préparant activement son employabilité ( …) notre organisation ne sera pas complaisante. Nous accompagnerons de ces engagements avec vigilance, exigence, dans un esprit de responsabilité et de dialogue ».

Il convient de noter que lors de ces assises, il a été procédé à la récompense de 3 des 410 projets d’étudiants reçus , ceci dans le cadre de l’initiative Kosala , ce concours du meilleur projet étudiant qui a été présenté comme l’un des moments les plus importants de ces assises de l’employabilité et de l’entrepreneuriat. Le premier a bénéficié de 500.000 frs cfa en espèces, en plus d’un million de bourse d’accompagnement technique. Les deuxième et troisième ont quant à eux bénéficié d’un million de bourse d’accompagnement technique.
Parmi les thématiques développées lors des panels on peut citer « Engagement du secteur privé dans la formation des étudiants » ; « Innovation et Entrepreneuriat : Ecosystème et opportunités » ; « Compétences et stratégie pour entreprendre efficacement » ; « Mécanisme de financement et de soutien aux jeunes : aperçu sur les opportunités, stratégies de levées de fonds et rôle des banques et institution des microfinance » ; « Employabilité des étudiants : Entre mythe et réalité ».
Ce dernier thème trouve particulièrement son sens. En effet, en république du Congo, la question de l’emploi des jeunes constitue un goulot d’étranglement pour les autorités et la société plus généralement. La fonction publique civile et militaire demeure l’employeur le plus sûr, à côté d’un secteur privé dont les emplois sont le plus souvent non sécurisés et précaires. Dans ce contexte, les initiatives d’auto emploi des jeunes et de création d’entreprise sont confrontées, la plupart du temps, à la dure réalité non seulement de l’insuffisance et de l’opacité des circuits de financement étatiques et privés, mais aussi aux idées reçues qui font concevoir qu’il est idéal de travailler à la fonction publique pour garantir sa pension de retraite. A cela il peut être ajouté la pression fiscale sur les TPE et les PME qui précipite ces dernières vers des déclins prématurés.
Lors de ces assises très transversales en termes de participation, le Directeur général du FIGA lors d’un panel a présenté les différentes procédures qui permettent de bénéficier de son soutien. On y a aussi noté la participation des responsables du Fonea, un organisme étatique dédié à l’emploi. La cérémonie d’ouverture de ce rendez-vous a été placée sous le patronage du Premier ministre, Anatole Collinet MAKOSSO.
Photo à la une : Une vue des participants
Photo intérieur : Une vue au loin du présidium
Crédit : Groupe Congo Médias

