Dans une déclaration rendue publique à Brazzaville le mercredi 22 juillet 2026 en présence de plusieurs dizaines de supporters venus leur exprimer leur soutien, les responsables des clubs de Brazzaville affilié à la Dynamique le Réveil du handball congolais ont réagi énergiquement aux propos tenus par le ministre des sports la veille lors de la réunion avec le comité de crise. « Marionnettes », « rebelles », des mots qui ont sonné comme une provocation. « Nous regrettons l’usage de ces qualifications qui ne favorisent ni l’apaisement ni la recherche de solutions », a martèlé la déclaration.
Dans la déclaration, les responsables des clubs, très lucides, se sont préoccupés de replacer le débat dans la contexte de l’époque de la tenue des élections de la fédération congolaise de handball , source de la crise actuelle : « Malheureusement, après le retrait par M. AYESSA NDINGA YENGE de sa candidature, suite aux contentieux électoraux et aux sentences arbitrales de la Chambre de conciliation et d’arbitrage du sport, bras judiciaires du comité national olympique sportif congolais. Plusieurs manigances orchestrées par les cadres chargés de gérer cette élection, n’ont pas permis la consécration de l’unique candidat restant par les faits exposés ci-dessous ».
La déclaration a par ailleurs renchéri : « tenant compte de l’incapacité des deux précédentes commissions électorales indépendantes dissoutes, la Chambre de conciliation et d’arbitrage du sport dans sa sentence du 13 octobre 2024 a enjoint le comité national olympique sportif congolais de mettre en place une nouvelle commission électorale indépendante pour continuer le processus électoral avec les mêmes candidats. Contre toute attente et en violation de la sentence arbitrale de la CCAS du 30 octobre 2024, le comité national olympique sportif congolais malicieusement s’est permis de faire appel aux instances internationales IHF et CAB pour la mise en place d’une commission électorale indépendante plus de six mois après ».
Au sujet de l’absence de la Dynamique à cette rencontre convoquée par le ministre des sports le 21 juillet, et présentée malencontreusement comme une insubordination par certains, la déclaration a été claire : « Sur notre prétendue absence à cette réunion, elle ne traduit ni un manque de respect envers l’autorité ministérielle ni ou refus de dialogue. Nous n’étions ni informés, ni invités. Sur la légitimité et le respect des textes, la légitimité ne se décrète pas dans une déclaration unilatérale. Elle se vérifie à la mesure des textes et des procédures. Les sanctions des équipes ne constituent en aucun cas la cause de la crise du handball congolais ».
Pour les clubs affiliés à la Dynamique le Réveil du handball congolais « cette crise est la conséquence d’une bouffonnerie électorale. Les cadres chargés de la gestion de celle-ci se sont fourvoyés en s’écartant du dispositif réglementaire contenu dans la circulaire ministérielle numéro 1707/ MSECFQ/CAB/DGS-DAS du 18 juillet 2024, relative aux instructions pour la tenue d’assemblée générale élective des Fédérations sportives nationales pour l’Olympiade 2025-2028 ».
Enfin, la déclaration a justifié la création de la Dynamique le Réveil du handball congolais : « …Conclusion, nous, dirigeants des clubs victimisés, disons que la vérité a été énervée. C’est pour cette raison que nous nous sommes organisés, en une dynamique unitaire, dénommée le réveil du handball congolais, comme moyen de pression pour lutter contre l’arbitraire, restaurer les valeurs de l’olympisme, rétablir la légalité et la légitimité, en définitive, que ne se trompe pas l’opinion, en définitive, que ne se trompe pas l’opinion, en définitive, que ne se trompe pas l’opinion nationale. Le handball congolais traverse une crise abyssale ».

