A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la liberté de presse célébrée le 3 mai 2026, le ministre de la communication et des médias, Thierry Lézin MOUNGALLA a indiqué dans un message que le gouvernement entend mettre en œuvre, en concertation avec les acteurs et professionnels du secteur, des réformes nécessaires pour adapter « notre cadre juridique et institutionnel aux évolutions du paysage médiatique ». Une annone qui sonne comme du déjà écouté mais sans actes concrets sur le terrain, a un moment charnière d’une transition numérique inévitable et plus que rapide.

Tradition respectée. La journée du 3 mai n’est pas restée sous silence au Congo. Le message du gouvernement remet en lumière une bien vieille mais aussi récurrente préoccupation. La mise en œuvre de réformes nécessaires pour adapter le cadre juridique et institutionnel existant aux évolutions du paysage médiatique. Parmi ces évolutions, l’apparition des médias numériques et les défis de la digitalisation des médias classiques hertziens. « A cet effet, il prendra les initiatives nécessaires pour qu’une concertation soit lancée, sous des formes et procédures à préciser, afin que nous revisitions tous ensemble les grands textes législatifs et réglementaires qui régissent notre secteur de la communication et des médias depuis un quart de siècle », a indiqué le ministre.
Une bien vieille promesse car déjà, en avril 2023, Thierry Lézin MOUNGALLA annonçait la préparation de la tenue d’un Forum sur les médias qui était présenté comme un cadre dédié à la réforme des textes juridiques du secteur de la communication. Un forum dont on espère qu’il verra finalement le jour , peut être sous une autre appellation. Mais ce n’est pas le plus important, c’est le contenu qui compte le plus. Ce que l’on sait, c’est que le ministre table sur une démarche participative puis qu’il parle dans la déclaration du « gouvernement, en concertation avec les acteurs et professionnels du secteur, en tête desquels le régulateur des médias, à savoir le conseil supérieur de la liberté de communication ».
Par ailleurs, le gouvernement , à travers ce message , lance un appel aux professionnels des médias, pour un journalisme éthique, rigoureux et responsable ; aux autorités publiques, pour un dialogue permanent et fécond avec la presse ; à la société civile, pour une défense active de la liberté d’expression.
En rappel, la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai de chaque instituée par les Nations Unies et gérée sous l’égide de l’UNESCO. Le thème de cette année 2026 est le suivant : « Façonner un avenir en paix, promouvoir la liberté de la presse pour les droits humains, le développement et la sécurité ». Un thème qui , a soutenu le ministre, est « au cœur des défis contemporains et qui nous interpelle collectivement et individuellement, que nous soyons des responsables publics, des professionnels des médias ou de simples citoyens. Sa déclinaison pratique traduit une réalité profonde : sans presse libre et responsable, il ne peut y avoir ni paix durable, ni démocratie vivante, ni développement inclusif ».
Aussi, un hommage a été rendu aux journalistes et professionnels des médias « qui ont payé le prix ultime pour la vérité selon un rapport de l’UNESCO rendu public en novembre 2025, en trois ans, 310 journalistes à travers le monde (dont 24 femmes) ont payé de leur vie leur engagement pour une presse libre », et au-delà, des engagements : « A cet égard, le Gouvernement renouvelle l’engagement des plus hautes autorités de notre pays en faveur d’une presse libre, indépendante et responsable ».
Photo : Le site www.groupecongomedias.com, l’un des fleurons des médias en ligne au Congo, crée en 2016 ( Capture d’écran GCM)

