Bien dans ses bottes lors de sa soutenance de thèse de doctorat le vendredi 19 juin 2026 dans l’auditorium de la grande bibliothèque universitaire de l’université Marien Ngouabi  à Brazzaville, Laveran MAYELA BATEKELA a convaincu le jury de qui il a arraché la mention très honorable avec félicitations . « Téléologie et Théologie : De l’unité de l’aperception à l’idée morale et politique chez Emmanuel Kant », c’est le thème de sa thèse défendue devant un jury présidé par le professeur Auguste NSONSISSA. Ce couronnement est la consécration de plusieurs années de recherches.

C’est une page de son histoire que vient d’écrire monsieur Laveran MAYELA BATEKELA , qui a présenté et soutenu sa thèse de doctorat unique, le vendredi 19 juin 2026, en sciences humaines et sociales, précisément en philosophie. Celui qui magnifie le célébrissime philosophe allemand Emmanuel KANT, a eu l’honneur d’avoir comme directeur de thèse, le professeur Grégoire LEFOUOBA.

Laveran MAYELA BATEKELA , peut-être grand passionné du philosophe allemand, a bien voulu décrypter   Emmanuel KANT, si ce n’est aider la communauté philosophique à cerner certaines facettes de la pensée de ce grand philosophie dont le nom force le respect.  Le désormais docteur qui s’est dit être animé par des « sentiments de fierté et de responsabilité pour avoir intégré le cénacle prestigieux des docteurs de l’université Marien Ngouabi », répondant au Groupe Congo Médias, a donné les raisons de l’exploration de  la pensée de KANT.

 « Nous avons jeté notre dévolu sur Kant pour être notre auteur de chevet en raison de sa particularité dans l’histoire de la pensée,  mais aussi dans l’histoire de l’humanité. Vous savez qu’il est l’un des rares à avoir révolutionné la pensée à travers sa révolution copernicienne en fondant la morale sur le devoir universel, en jetant les bases sinon les jalons de la paix politique, que nous devrions comprendre comme une paix perpétuelle », a-t-il soutenu.

Il a renchéri par ailleurs : « …à travers cette idée de paix perpétuelle, nous comprenons que la paix chez Kant est un  horizon historique. Voilà pourquoi, même à la suite de Rousseau qui critiquait le jugement de paix perpétuelle de l’abbé de Saint-Pierre, Kant pense que la paix perpétuelle, conséquence d’une constitution cosmopolitique accomplie, n’est pas une utopie naïve ni une construction immédiate, mais un mouvement objectif, un idéal auquel la raison doit tendre, car elle correspond à un devoir moral et juridique, tout en énonçant les conditions qui rendent cette paix possible, comme l’adoption par tous Etats d’une constitution républicaine, l’instauration d’un droit cosmopolitique, fondé sur l’hospitalité universelle et un fédéralisme d’états libres.« .

Pour l’impétrant, la substantifique moelle de cette thèse, mieux la quintessence de ce travail de recherche est la monstration des finalités téléologiques et théologiques dans la perspective de la pensée kantienne dont l’issue est leur coexistence(unité) en tant que nécessité logique et ontologique.

Cette thèse, demeure-t-il convaincu,  révèle la translation idéologico-pratique de la philosophie kantienne c’est-à-dire son pragmatisme axiomatique et axiologique de  à partir duquel se vérifie le progrès de la pensée elle-même et de sa valeur performative, ouvrant à l’eudeimonia et conduisant de facto l’humanité vers des fins téléologiquement bonnes et rationnelles à partir du droit universel, d’une justice entre les Etats et/ou les peuples, de leur égalité située explicitement dans la notion du cosmopolitisme comme lieu de progrès moral, politique et historique mondial, source de paix perpétuelle et d’un summum bonoum.

Le philosophe, acteur du progrès social

Comment le philosophe peut-il contribuer au développement de la société ? faisant référence a la vision épicurienne qui soutient que « vaine est la parole du philosophe qui ne guérit pas les maux dont souffre la société ». Laveran MAYELA BATEKELA se positionne comme un philosophe pragmatique, un partisan de la philosophie de l’action : « La philosophie elle-même est une thérapie, c’est une panacée pour   l’émancipation de la société. Si déjà depuis Auguste Comte ce sont les idées qui gouvernent le monde, aujourd’hui ces idées-là depuis les temps anciens continuent à avoir une résonance sociétale. Donc la philosophie n’est pas en réalité une science qui serait détachée de la réalité sociale (…) la philosophie participe donc véritablement à la métamorphose de la société. Elle n’est pas une simple ou une vaine spéculation, elle est une invite à la praxis ».

Pour le docteur, « il est impérieux de promouvoir la philosophie parce qu’elle est une réflexion critique sur les sciences, sur les différentes connaissances scientifiques. Mais aujourd’hui avec le brouillage de repères auxquels nous assistons, l’innovation technologique qui mérite d’être encadrée pour éviter de plonger l’homme dans l’obscurantisme ou encore dans un bouillonnement qui créera un cataclysme.  Voilà la quintessence, sinon la substantifique moelle d’une autre réflexion ».

Il est à noter que le président du jury, le professeur Auguste NSONSISSA agissait en remplacement du professeur Charles Zacharie BOWAO, professeur Émérite   de université Marien Ngouabi. Martin Fortuné MUKENDJI MBANDAKULU, professeur émérite de l’université pédagogique nationale de la RDC était rapporteur externe,   Michel Émile MANKESSI, maître de conférences, université Marien Ngouabi agissait en qualité de rapporteur interne alors que  Ghislain Thierry MAGUESSA EBOME, maître de conférences de l’université Marien Ngouabi, a joué le rôle d’examinateur, sans ménagement.

Photo a la une : La photo de famille de l’impétrant avec le jury

Photo intérieur : Laveran MAYELA BATEKELA , serein, lors de sa soutenance de thèse.

Crédit : Groupe Congo Médias

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