Le comité de pilotage du Projet Régional d’Amélioration des Corridors de Transport Routier et Fluvial en Afrique Centrale (PRACAC) s’est réuni pour sa session inaugurale ordinaire le mercredi 24 décembre 2024 à Brazzaville. L’examen du Programme de Travail et Budget Annuels 2025 , ainsi que le Plan de Passation des marches (PPM) était principalement au centre des travaux dirigés par Ferdinand Sosthène LIKOUKA, président de ce Copil. Pour 2025, trente activités ont été retenues pour un budget de 10 milliards 615 millions 691 mille francs CFA.
Ce projet qui bénéficie d’un apport financier de la Banque mondiale, va travailler au financement de la construction, la réhabilitation ou la mise à niveau d’infrastructures routières et fluviales du Congo Brazzaville et de la république centrafricaine, afin de redynamiser et soutenir I‘activité économique de la sous-région le long du corridor 13 (Pointe-Noire-Brazzaville-Bangui) de manière durable, résiliente au climat et plus sûre. L’Objectif étant d’améliorer l’efficacité du transport et du commerce, la résilience climatique des infrastructures et l’inclusion socioéconomique le long des tronçons du corridor concerné. Les secteurs à fort potentiel sont identifiés (agricole, bois, industriel. etc.).
Le projet est structuré autour de cinq composantes à mettre en œuvre sur six ans, compte tenu de la nature régionale et de la pertinence du projet avec des dispositions de mise en œuvre régionale et un grand nombre d’activités dans les deux pays bénéficiaires (Congo Brazzaville et République centrafricaine). Ces composantes sont les suivantes :
Composante 1 : Amélioration des voies navigables, des ports et des infrastructures routières ; Composante 2 : Appui à la gouvernance des secteurs routier et fluvial et à la facilitation des échanges ; Composante 3 : Investissements socialement inclusifs et renforcement des capacités des communautés riveraines ; Composante 4 : Soutien à la mise en œuvre et renforcement institutionnel ; Composante 5 : Réponse contingente aux situations d’urgence

Le PRACAC, un projet qui devrait contribuer à la redynamisation des activités de plusieurs ports le long du fleuve Congo et de son affluent, la grande rivière Oubangui qui arrose la capitale centrafricaine , Bangui. « Le déclin substantiel de la période de navigabilité du fleuve a détourné le trafic vers le corridor routier Bangui-Douala. La performance du corridor fluvial le long de la voie d’eau a diminué en raison de la baisse des niveaux d’eau de l’Oubangui, du manque de dragage et du mauvais entretien des ports et des postes d’accostage. Ce sont autant de défis que ce projet devrait relever », s’est exprimé Ferdinand Sosthène LIKOULA, président du Comité de pilotage du projet.
« De nombreux ports et quais situés le long du fleuve Congo et de I ‘Oubangui sont dans un état dégradé ou sous-équipés, et ont besoin d’une réhabilitation, et d’une gestion optimale des opérations (…) Il en résulte des coûts extrêmement élevés et des délais de transports exagérément long », a renchéri Ferdinand Sosthène LIKOULA
Le PTBA, un outil de pilotage indispensable, qui servira de balise à l’unité de gestion du projet, dont le Coordonnateur est Benoit NGAYOU, pour réaliser en toute légitimité les activités programmées. Dans sa mise en œuvre, Ferdinand Sosthène LIKOULA a émis le vœu que le projet mette un accent particulier sur la construction et réhabilitation des ports et les quais. Une vision partagée du reste par Benoit NGAYOU dans une interview à la presse au sortir des travaux : « Au titre de ce budget (Ndlr : celui adopté par le Copil) retenu à plus de dix milliards de francs Cfa, nous allons concentrer notre énergie sur les activités de dragage et de drainage, et cela à plus de 82 % ( …) nous allons réaliser des études en ce qui concerne des ports et quais. Nous avons noté, suivant les orientations du comité de pilotage les ports d’Impfondo, de Betou, de Liranga, de Mossaka , le quai de Makotipoko. Ce sont donc là les ports pour lesquels nous allons réaliser des études. Au terme de celles-ci, s’en suivra la réalisation des travaux proprement dits. Notre défi c’est effectivement de lancer les travaux de construction des ports et quais à titre de l’exercice budgétaire 2025 ».

En rappel, l’accord de Financement du PRACAC avait été signé entre le Gouvernement de la république du Congo et la Banque mondiale le 29 septembre 2023 . Sa mise en vigueur a quant a elle été prononcée le 18 mars 2024. Il faut souligner que dans la répartition des tâches, la partie congolaise va se charger du corridor fluvial, et la centrafricaine de celui routier.
Le comité national de pilotage est chargé, notamment, de donner des orientations pour la bonne exécution des activités du projet ; examiner et approuver les plans de travail et budgets annuels du projet; examiner et approuver les plans de passation des marchés du projet; examiner et approuver les rapports d’activités du projet ; examiner et approuver les comptes et les rapports d’audits du projet; assurer le suivi et l’évaluation de l’impact des activités du projet ; approuver les stratégies de mise en œuvre du projet. Sa composition est très transversale. Le Copil regroupe en effet des représentants de plusieurs ministères.
Photo à la une : Un vue des travaux du Comité de pilotage
Photo 2 : La photo de famille des participants autours de Ferdinand Sosthène LIKOULA
Photo 3 : Le port de Mossaka , l’un de ceux concernés pour l’optimisation par le projet

