Juste Désiré MONDELE, ministre en charge de l’assainissement côte à côte avec Dieudonné BANTSIMBA, le maire de Brazzaville, le samedi 5 juillet 2025 dans les artères et marchés de Brazzaville, une union sacrée, pourrait-on dire pour lancer l’opération spéciale de salubrité à caractère exceptionnel qui vise d’assainir les abords des avenues souvent encombrés , les places publiques ou encore les marchés qui voient leurs tables être délaissées par les vendeurs, préférant les abords des avenues et rues . Pas de cérémonie protocolaire, mais une descente sur le terrain, dans les arrondissements de la capitale Brazzaville, parfois à pieds sur de longues distances. Un constat positif, a commenté le ministre qui salue « l’adhésion populaire ». La démarche quant à elle , alliait poursuite de la pédagogie déjà engagée la veille et force de la loi.
Avenue monseigneur Gassongo, cinquième arronsossement Ouenzé, un spectacle sans doute jamais vu par nombreux qui y assistent, moment le plus émouvant de la journée , et le clou d’une descente dans la majorité des arrondissements de la ville qui a débuté au marché Bernard Kolelas (Ex Total) à Bacongo. Un camion grue soulèvent des voitures abandonnées qui obstruent la chaussée, et les dépose sur des camions remorques pour être conduites en fourrière.
Cette action, une démonstration de la force de l’Etat, et le ministre s’est montré impitoyable : « On vient de commencer ici l’opération l’enlèvement des voitures hors d’usage ou peut-être mais on ne va pas s’arrêter. Nous demandons simplement aux propriétaires de ce véhicule de prendre le soin de les enlever, mais pas les enlever des grandes artères pour les placer dans les rues et les obstruer. Ils doivent les mettre dans leurs parcelles (…) s’ils se trouvent sur un périmetre qui empêche la circulation, nous serons obligés de les enlever ». Juste Désiré MONDELE veut aller plus loin, il souhaite une législation coercitive à l’égard des récalcitrants : « le vœu est que le conseil municipale, s’il n’a pas encore fait, pense à prendre des délibérations dans le sens de taxer ce type de véhicule, car il s’agit là d’une niche financière ».

Triste constat de l’étage inoccupé du marché total
Tout a commencé au marché Bernard Kolelas (Ex Total). Juste Désiré MONDELE et le maire de la ville prennent les marches qui conduisent à l’étage de ce grand marché moderne. Ici des centaines de tables non occupées, poussiéreuses, devenues repères des oiseaux, en témoignent les crottes de ces animaux qui ont fini par les colorier. Les vendeurs eux, préfèrent occuper les abords des avenues (Avenue Matsoua par exemple) et rues qui traversent le marché, prétextant que les clients n’aiment pas aller à l’étage. Le ministre a exprimé sa désolation et, par ailleurs, condamné. « C’est un sentiment à la fois d’interrogation mais aussi de tristesse. Interrogation parce que d’une part l’on reproche à l’Etat de ne pas construire les ouvrages. D’autre part l’Etat fait les ouvrages modernes et on a peur de la modernité. On a demandé à ce qu’il y ait une meilleure organisation de ce marché et que tous ceux qui veulent commercer intègrent le marché. Les tables qui sont au niveau supérieur doivent être attribuées ».
La démarche du ministère en charge de l’assainissement est plus tourné vers la pédagogie, et le ministre l’a signifié : « Le but c’est pas de brutaliser les populations, nous insistons là-dessus, mais le but c’est de faciliter la vie de favoriser le commerce. L’expérience passé a montré que ceux qui ont occupé les marchés domaniaux ont vu leur chiffre d’affaire augmenter. Le commerce à la sauvette dans la rue, en réalité ne favorise pas de développement », avant de proposer une approche de solution plutôt pragmatique : « Un petit groupe de travail va très rapidement se pencher sur l’organisation du marché et verra comment structurer l’espace, et surtout attribuer les espaces au commerçants ».

Ce groupe de travail équipe sera composée de la Vice-présidente du conseil municipale qui est chargé des marchés domaniaux, du directeur en charge des marchés et l’administrateur maire de Bacongo . Ce schéma sera appliqué partout où le même problème se pose, a-t-on appris. Mais il faut aller vite, le groupe de travail n’a qu’une semaine pour tout organiser, et le week-end end prochain il devra présenter les résultats de son travail.
Le satisfecit du ministre de l’assainissement
Quelques vendeuses interrogées ou ayant échangé directement avec les autorités ont dit leur volonté d’intégrer le marché. D’autres ont exprimé le vœu que le trou béant aux allures de cratère qui se trouve sur le sit B du marché (non encore construit) soit remblayé pour leur faire de la place. Un engagement salué par Juste Désiré MONDELE dans son appréciation globale : « Ma première lecture c’est déjà l’adhésion populaire, l’implication du maire de la capitale , des administrateurs maires , de la force publique , du bureau du conseil, mais surtout des populations. On a fait plusieurs arrondissements. On est passé au marché Bernard kolelas à Bacongo, sur l’avenue matsoua, l’avenue de l’Oua, on a fait Djiri, mfilou, Talangai , Poto poto, Ouénzé… je pense que l’adhésion populaire est là. Vous avez même vu au marché Bernard Kolélas comment les personnes qui font commerce dans la rue ont dû occuper un espace dans le marché et chacun est en train de délimiter déjà son espace ».
Une boutique fermée a Poto poto
Il convient de noter que le lancement de cette opération dite spéciale de salubrité à caractère exceptionnel a coïncidé avec le premier samedi du mois de juillet. Le premier samedi du mois étant dédié à la salubrité des populations tous azimuts. Des citoyens non Congolais, tenanciers d’une boutique à Poto-poto ( 3 eme arrondissement) ayant délibérément décidé de se soustraire à cette mesure, ont vu leur boutique être fermée pour une durée d’une semaine . « Le premier samedi du mois d’août vous imaginez bien ce qui v se passer, ça ne va pas être une boutique qui sera fermée, mais l’ensemble des boutiques qui vont jouer ç ce jeu d’aller se reposer et de n’ouvrir qu’après dix heures », a prévenu Juste Désiré MONDELE.

Le relais énergique des administrateurs maires et de la force publique sera vital pour la pérennisation du constat positif fait. Pour sa part , le ministre de l’assainissement a dit rester ferme : « Cette opération a été impulsée depuis le sommet des trois bassins par le président de la république. Nous avons ses instructions et allons les suivre jusqu’au bout, et nous n’allons pas nous lasser. Ceux qui vont jouer au chat et à la souris, je ne sais pas qui sera le chat, qui sera la souris ! Mais ce qui est sûr c’est que nous ne serons pas la souris. Ce qui vont jouer à ce jeu se feront prendre ».
Photo a la une : Le ministre et le Maire pendant la descente
Photo intérieur 1 : Les tables abandonnées de l’étage du marché Bernard Kolelas
Photo intérieur 2 : Un vehicule dégagé de la voie publique
Photo intérieur 3 : Le ministre et le Maire pendant la descente
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