70 ans, retraité des douanes et diplômé en droit, ce natif de Kondo – Sounga (district de Madingo- Kayes dans le département du Kouilou), ancien député, connu aussi pour être un homme d’affaire et se présentant comme un opposé à la compromission, Mabio MAVOUNOU ZINGA, président du parti Alliance , vise les étoiles cette fois-ci, la présidence de la République. « Servir comme un sacerdoce, servir pour améliorer concrètement les conditions de vie de ses compatriotes », une phrase qui barre la première page du document de son projet de société, dans la rubrique présentation du Président Mabio, le candidat du peuple. Ce pacte avec ses compatriotes e s’articule en trois parties : Ma vision et mes principes fondateurs ; les 7 piliers de la transformation nationale ; Gouvernance, mise en œuvre et suivi.

La vision de l’homme repose sur ce qu’il appelle une certitude. Le pays, dit-il, possède en lui-même les ressources humaines naturelles et culturelles nécessaires pour assurer son développement. Le candidat porte une ambition qu’il qualifie de forte : « bâtir un Congo réconcilié, productif, juste et solidaire, capable d’offrir à chaque citoyen des conditions de vie digne et des perspectives d’avenir réelles ».
En terme de valeurs et principes, le candidat, s’il est élu, se propose de promouvoir l’unité nationale et la cohésion sociale ; la justice et l’Etat de droit ; le travail , le mérite et la responsabilité ; la solidarité et l’égalité des chances ; la bonne gouvernance et la transparence ainsi que la souveraineté et la responsabilité nationale.
Sur le volet de la transformation nationale, Mabio MAVOUNOU ZINGA articule sa vision autour de sept piliers. Pilier 1 : Unité nationale, cohésion sociale et réconciliation républicaine ; Pilier 2 : Économie saine, finances responsables et emploi ; Pilier 3 : Capital humain et savoir national ; Pilier 4 : Santé, dignité et protection sociale ; Pilier 5 : Souveraineté productive et agricole ; Pilier 6 : Energie et infrastructures de base ; Pilier 7 : Aménagement du territoire et villes humaines.
Dans cette deuxième partie de son projet de société, le président de l’Alliance entend entre autres mettre un terme à la célébration nationale de l’indépendance devenue « budgétivore » ; garantir une justice réellement indépendante en faisant passer de 1 à 3 % de budget de la justice; faire du sport un instrument d’unité nationale ( organisation des jeux nationaux tous les deux ans) ; lutter efficacement contre la corruption ; instituer une participation citoyenne utile , responsable et ancrée dans l’action locale ( le mise en place d’un servie de civique de nationale congolais en étant une des actions).
Le deuxième pilier de cette deuxième partie du projet de société est consacré à l’économie saine, les finances responsables et l’emploi. Parmi les actions prévues, la réforme de la fiscalité pour « plus de justice » ; le développement de la microfinance ; la relance de l’emploi par l’investissement public (programmes de travaux publics en HIMO pour créer 50.000 emplois par année) ; la revalorisation salariale progressive des enseignants ; la valorisation des talents congolais.
Le candidat, dans le pilier 4 consacré à la santé, la dignité et la protection sociale , prévoit des actions comme la réorganisation du système de santé à travers le territoire national, le recrutement du personnel de santé, la mise d’un accent sur la prévention et la santé publique, la protection des familles et personnes vulnérables.

Le développement de l’agriculture au cœur de son action
C’est dans le pilier 5 , « Souveraineté productive et agricole » que le candidat affirme : « Mon ambition est de faire de l’agriculture le premier moteur de l’économie et de l’emploi ». Mabio MAVOUNOU ZINGA mise en effet sur l’atteinte de la sécurité alimentaire (engagement à réduire de 50% les importations alimentaires) , la modernisation de l’agriculture ( subvention par l’Etat des intrants) ; la sécurisation du foncier rural, la facilitation du financement de l’agriculture ( création d’une banque aux taux bonifiés inférieurs à 5% au bénéfice de 200.000 exploitants), le développement de la transformation locale de la production agricole.
Dans une société dont la demande en énergie va crescendo année après année, Mabio MAVOUNOU ZINGA, dans le pilier 6, ambitionne de redresser durablement le secteur de l’électricité (réduction de 60% des coupures) ; d’investir massivement dans énergie renouvelables (électrification de 2000 localités rurales) ; de valoriser le pétrole , le gaz et les mines de façon transparentes ( publication intégrale des contrats, versement d’une part des revenus dans un fonds souverain destiné aux générations futures. Autre volet de ce pilier, la réorganisation des transports routiers, aériens et urbains pour améliorer la mobilité et la qualité de vie. L’une des actions citées, la réduction du nombre de péages sur la RN1 (Ndlr : 7 actuellement) afin « de baisser les couts de transport et d’alléger la pression financière sur les usagers et les transporteurs ».
Aménagement urbain et villes humaines
C’est dans ce pilier 7 que le candidat se donne pour missions de réussir enfin la décentralisation, renforcer les capacités des collectivités locales, créer un fonds de développement local, moderniser les villes et lutter contre l’exode rural, assainir et humaniser les villes , promouvoir un urbanisme durable et respectueux de l’environnement, développer massivement l’habitat social (un programme national pour construire 100.000 logements sociaux sur le mandat ( Ndlr : le mandat est de 5 ans).

La gouvernance, la mise en œuvre et le suivi
Le parti Alliance et son candidat à l’élection présidentielle proposent sa méthode de gouvernance de l’Etat. Une gouvernance qui s’appuie sur des principes comme l’administration professionnelle et compétente (les postes clé seront occupés par des professionnels compétents, indépendamment d’affiliation politiques). Aussi, Mabio MAVOUNOU ZINGA voudrait-il insister sur l’importance de la participation citoyenne ( implication des citoyens dans le suivi des politiques publiques), les partenariats pubic-privé , la coopération internationale équilibrée ( privilège accordé à une coopération respectueuse des intérêts du Congo). Pour le candidat, « l’aide extérieure et les prêts doivent contribuer à la productivité, à l’infrastructure et au développement humain, et non à l’endettement ou à la dépendance ».
Dans le suivi et évaluation et redevabilité, chaque pilier et programme sera accompagné de cibles chiffrées et d’indicateurs précis. La transparence et la reddition des comptes seront des règles (rapports périodiques sur la mise en œuvre des politiques accessibles aux citoyens). Par ailleurs, l’évaluation est voulue indépendante, (mécanismes à mettre en place impliquant la société civile, les universités et les experts afin de garantir l’objectivité des bilans).
Enfin, le candidat termine ce dernier chapitre de son projet de société, en lien avec le suivi évaluation et redevabilité, par cette phrase (dans le sous chapitre Communication et pédagogie) : « Je m’engagerai à t’expliquer mes choix, mes méthodes et mes résultats aux citoyens , pour renforcer la confiance et la participation populaire ».

