La réponse à cette question sortira d’un atelier de trois jours ouvert le mardi 16 juin 2026 à Brazzaville au cours duquel les experts gouvernementaux, ceux des Nations unies, des partenaires au développement et des ONG se livrent à l’exercice consistant à préparer le prochain cycle de coopération entre les deux parties pour la période 2027–2031. Cet atelier d’élaboration du cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable (UNSDCF 2027–2031) est présenté comme un exercice de planification, un moment stratégique visant à définir les priorités pour « accélérer la transformation du pays et l’atteinte des Objectifs de développement durable ».

Cet atelier va parachever les étapes antérieures comme l’évaluation finale du cadre de coopération actuel ayant permis de mieux comprendre les réussites et les faiblesses, et d’entrevoir la valeur ajoutée du système des Système des Nations Unies qui peut être davantage mobilisée. En effet, au mois de février dernier, il avait été validé l’Analyse Commune de Pays 2025, qui nous « a permis d’identifier les principaux défis, les vulnérabilités structurelles, mais également les opportunités et les leviers de transformation dont dispose le Congo », a rappelé Abdouramane DIALLO , Coordinateur Résident.
Approche inclusive dans l’élaboration
Les Nations unies proposent une démarche inclusive dans le cadre de l’élaboration de ce nouveau cadre de coopération. Celle-ci, rappelée par responsable onusien, est fondée sur les droits humains, l’autonomisation des femmes, le principe de « ne laisser personne de côté», la résilience et la redevabilité conformément aux orientations méthodologiques du Groupe des Nations Unies pour le Développement Durable/Bureau pour la Coopération et le Développement.
« Afin de garantir l’inclusivité et de donner véritablement voix à la population congolaise dans ce processus, des consultations nationales thématiques ont été organisées avec la société civile, le secteur privé dans plusieurs domaines clés, ainsi que des consultations stratégiques auprès de ministres sectoriels. Cette démarche assure que le futur cadre reflète fidèlement les réalités, les besoins et les aspirations de l’ensemble des Congolaises et des Congolais », a indiqué Abdouramane DIALLO. Ce dernier a par ailleurs indiqué que les ressources sont limitées, les défis sont nombreux et les attentes des populations sont élevées, appelant du reste à « privilégier les domaines où l’action collective peut produire les transformations les plus importantes pour les populations, en particulier les femmes, les jeunes et les personnes les plus vulnérables »

Pour sa part, Ludovic NGATSE, ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, a évoqué les orientations prioritaires du gouvernement. Des orientations qui , dit-il, pourraient notamment s’articuler autour des axes suivants : « la gouvernance et l’attractivité, comme conditions essentielles pour améliorer l’efficacité de l’action publique, renforcer la confiance, mobiliser les ressources et créer un environnement favorable à l’investissement ; les infrastructures et la connectivité, afin de soutenir la transformation du territoire, renforcer l’intégration nationale et régionale, et consolider la vocation du Congo comme espace de transit, de services et d’échanges au sein de la sous-région ; le capital humain, en vue de renforcer les compétences, améliorer l’accès aux services sociaux de base et donner à chaque Congolaise et à chaque Congolais les moyens de participer pleinement au développement national ; la valorisation des ressources naturelles, dans une perspective de transformation structurelle de l’économie, de création de valeur ajoutée, de diversification productive et de développement durable ».
Ces axes , selon le ministre, traduisent la volonté de concentrer l’action publique sur les facteurs qui conditionnent la production, la compétitivité et la transformation de notre économie, à savoir le cadre institutionnel, les infrastructures, le capital humain, l’investissement, la technologie et la valorisation durable de nos ressources.
Photo à la une : Le ministre et le Coordonnateur résident des Nations unies lors de l’ouverture de l’atelier
Photo intérieur : Les Participants
Crédit Groupe Congo Médias

