Le FRM Ingénierie a présenté, le vendredi 07 mars 2025 à Brazzaville, les résultats de l’étude qui fixe les principales zones d’intervention du Projet de Création des Activités Économiques Inclusives et Résilientes face au Changement Climatique (ProClimat). Présentés au cours d’un atelier de restitution organisé grâce à l’appui de la Banque mondiale, à travers le projet Proclimat, ces résultats, qui limitent à trois les zones d’intervention du projet, constituent une étape clé en vue d’accélérer la mise en œuvre des activités du projet. L’étude a favorisé l’identification des paysages prioritaires et les dispositifs institutionnels nécessaires pour assurer une gestion durable des territoires en République du Congo.
L’atelier de restitution a rassemblé des représentants du gouvernement, de la Banque mondiale, des experts en gestion des ressources naturelles et des acteurs locaux, visait à valider les conclusions de l’étude et engager un dialogue sur les prochaines étapes du projet. L’étude menée parFRM Ingénierie a permis de délimiter trois paysages prioritaires, définis selon des critères écologiques, socio-économiques et logistiques.
Les trois zones d’intervention du projet sont constituées: du paysage Nord, avec 13,53 millions d’hectares. Caractérisé par des forêts denses et ses zones tourbeuses, abritant des aires protégées majeures comme le parc Nouabalé-Ndoki, ce paysage a pour principales activités économiques l’exploitation forestière et l’agriculture vivrière. Le paysage Centre. Il est doté de 6,9 millions d’hectares, avec une mosaïque de savanes et de forêts denses et a pour activité économique dominante l’élevage, cultures de rente et exploitation forestière. Le paysage Sud. Il est de son côté constitué d’un espace de 2,9 millions d’hectares, composé de forêts humides et de zones côtières, propice à la pêche et au tourisme écologique.

Mexans Sosthène MAYOUKOU, Coordonnateur du projet ProClimat, a souligné l’importance de cette étude dans la définition des zones d’intervention du projet : « Nous avons désormais une vision plus précise des paysages où le ProClimat interviendra. Cette étude nous permet d’orienter efficacement nos actions. »
Pour sa part, David MALEKI, Spécialiste principal en gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale, a rappelé la nécessité d’une approche ciblée : « Nous avons appris des précédents projets que concentrer les efforts sur des paysages bien définis maximise l’impact à long terme. »
Des recommandations pour une gestion durable
L’étude met en avant plusieurs recommandations pour garantir une gouvernance efficace et une préservation des écosystèmes : L’élaboration de plans d’aménagement paysager intégrant conservation et développement économique. Le renforcement des dispositifs institutionnels, en impliquant les collectivités locales et les parties prenantes. L’adoption de stratégies de développement durable, combinant protection environnementale et activités économiques résilientes.
Les résultats de l’étude serviront de base pour le développement des plans d’aménagement paysager et la mise en œuvre des recommandations institutionnelles. L’engagement de la Banque mondiale, du gouvernement congolais et des acteurs locaux ouvre la voie à une gestion durable et résiliente des territoires, conciliant développement économique et préservation de la biodiversité.
Photos :
- Les participants lors des échanges ;
- Les participants posant pour la postérité.
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