Dans une déclaration rendue publique, le lundi 26 janvier 2026, le Conseil National des Républicains (CNR) tire la sonnette d’alarme après une série d’événements violents survenus dans le département du Pool. Dans cette déclaration qui porte la signature de Rodrguez MAYALA, Secrétaire général adjoint du parti, le mouvement politique dirigé par Frédéric Ntumi BINTSAMOU accuse les forces de sécurité d’actions susceptibles de compromettre le processus de paix, à quelques jours de l’élection présidentielle.
Le Conseil National des Républicains (CNR) et son président, Frédéric NTUMI BINTSAMOU, disent constater « avec amertume » la résurgence d’actes qu’ils qualifient d’hostiles à la paix. Selon la formation politique, ces actions viseraient à « saper le processus de paix et à replonger les populations du Congo, notamment celles du Pool et de la Djoué-Léfini, dans le martyr et la désolation ».
Le CNR revient notamment sur les événements tragiques survenus le 11 janvier 2026 à Mindouli, ayant causé des pertes en vies humaines. Des faits que le mouvement dit regretter profondément.
Des appels à l’apaisement restés sans effet
À la suite de ces violences, la Commission Ad’hoc Mixte Paritaire (CAMP), réunie du 12 au 15 janvier 2026, avait pourtant lancé un appel à l’apaisement et invité les personnes déplacées à regagner leurs habitations. Mais, selon le CNR, ces recommandations n’auraient pas été suivies d’effets concrets sur le terrain. « Curieusement, le 16 janvier 2026, tous les sites appartenant au CNR sur la route nationale n°1, dans le Pool, ont été sauvagement détruits par les éléments de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP)», dénonce le mouvement.
Le CNR évoque également un épisode survenu le 25 janvier 2026 à 9 heures, où « quatre hélicoptères de combat ont bombardé le village Mihété ainsi que la résidence du président du CNR, dans le district de Vindza, au moment où les fidèles étaient en plein culte dominical ».
Ces bombardements auraient fait plusieurs blessés et causé d’importants dégâts matériels, contraignant les populations locales à « l’errance perpétuelle ».
Un appel au respect des accords de paix
Condamnant « avec la dernière énergie » ces agressions, le CNR estime qu’elles menacent gravement « les acquis de paix et l’unité nationale à quelques jours de l’élection présidentielle ». Tout en réaffirmant que « la guerre appartient désormais au passé », le mouvement prend à témoin l’opinion nationale et internationale, qu’il estime que « le gouvernement est seul responsable des actes qui nuisent à la paix, à l’unité nationale et à la démocratie ».
En conclusion, le Conseil National des Républicains réitère sa volonté de paix et appelle le gouvernement à respecter les engagements issus des accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités signés le 23 décembre 2017.
Photos :
- Les cadres du CNR d’un meeting du parti à Kinkala
- Vue partielle des militants du CNR
Contacts de notre rédaction : gcm.redaction16@gmail.com
Téléphone & Whatsapp : +242 06 954 43 25

