Le Directeur de cabinet de la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Eugène ICKOUNGA, a ouvert, jeudi 18 septembre 2025 à Brazzaville, les travaux de l’atelier national de consultations préparatoires au deuxième Sommet mondial sur le développement social. Organisé conjointement par le gouvernement congolais et le Système des Nations unies, cet atelier vise à définir une position nationale claire et des engagements mesurables pour la période 2025-2030, que le Congo défendra lors du sommet de Doha, au Qatar.
Durant deux jours, du 18 au 19 septembre, les participants travaillent autour de trois axes : l’emploi productif et le travail décent, l’inclusion sociale, ainsi que la réduction de la pauvreté et la protection sociale. L’objectif est d’élaborer une note de position nationale et une matrice d’engagements précis en vue de Doha.
Ouvrant les travaux au nom de la ministre en charge des Affaires sociales, Eugène ICKOUNGA a salué l’engagement collectif autour de cet atelier préparatoire avant de souligner les enjeux de l’heure. « Le pilier social du développement durable accuse un retard inquiétant. Le Rapport social mondial 2025 révèle une crise profonde marquée par l’insécurité économique et une fracture sociale préoccupante », a-t-il averti.
Il a rappelé que le Congo a déjà engagé « de profondes réformes » pour renforcer la protection sociale, promouvoir l’emploi des jeunes et réduire les inégalités. Il a notamment cité le programme national de filets sociaux visant à couvrir 60 000 ménages et le projet d’inclusion productive des jeunes. « Notre responsabilité est de veiller à ce que personne ne soit laissé au bord du chemin », a-t-il insisté, soulignant que la participation du Congo à Doha « ne sera pas une simple rencontre parmi tant d’autres, mais une opportunité stratégique pour réaffirmer nos engagements et accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 ».

Représentant le coordonnateur résident par intérim du Système des Nations unies, Vincent SODJENOU, également représentant de l’OMS au Congo, a salué la méthode participative choisie. « Le développement social n’est pas un luxe que l’on s’offre quand tout va bien, mais une nécessité absolue pour bâtir des sociétés résilientes et prospères », a-t-il affirmé.
Rappelant que, depuis le premier sommet de Copenhague en 1995, « 3,8 milliards de personnes vivent encore sans protection sociale » et que la confiance envers les institutions s’effrite, Vincent SODJENOU a souligné que le Congo dispose « d’atouts solides : une jeunesse dynamique, des ressources naturelles exceptionnelles et une volonté politique affirmée ». Selon lui, « les initiatives “made in Congo” peuvent inspirer le dialogue mondial ».
Il a également insisté sur la nécessité pour le pays d’adopter une position unifiée : « Pour que notre voix soit entendue, elle doit être représentative et refléter un consensus national dépassant les clivages institutionnels ou sectoriels ».
À l’issue de cet atelier, le Congo entend présenter à Doha des propositions « réalistes et reproductibles » inspirées de son expérience. « Nous sommes les dépositaires des espoirs de millions de Congolais qui attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations légitimes », a conclu le représentant onusien, appelant à transformer les déclarations en actions tangibles.
À noter que le Sommet mondial sur le développement social se tiendra du 4 au 6 novembre 2025 à Doha. Cette rencontre internationale sera l’occasion pour les États parties de réaffirmer les dix engagements de la Déclaration de Copenhague, de promouvoir l’égalité, l’inclusion et le bien-être pour tous, de renforcer la solidarité et la coopération mondiales, et d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Objectifs de développement durable (ODD).
Photos :
- Les officiels lors de la cérémonie d’ouverture ;
- Vue partielle des participants
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