Lors d’une causerie-débat enrichissante, Charlotte OPIMBAT, Présidente du Secrétariat Exécutif Fédéral de l’Organisation des Femmes du Congo (OFC), a mis en lumière le rôle crucial des femmes dans l’économie informelle du Congo. Cette rencontre tenue, le vendredi 20 septembre 2024 à Brazzaville, a rassemblé des femmes de divers secteurs informels, principalement vendeuses de produits alimentaires, pour discuter des défis et des opportunités qui leur sont propres.
Organisée pour mieux écouter et comprendre les préoccupations et doléances des femmes vendeuses de beignets, de manioc et de gnetum des 9 arrondissements de Brazzaville ainsi que celles venues de l’Ile Mbamou, la rencontre était aussi une occasion pour les responsable de cette organisation catégorielle reconnaitre et valoriser le travail de ces femmes qui couvrent les besoins de leurs familles grâce à cette activité relevant de l’informel.
Dans son adresse à ces femmes venues nombreuses, Charlotte OPIMBAT, Présidente du Secrétariat Exécutif Fédéral de l’Organisation des Femmes du Congo (OFC), a souligné que l’économie informelle représente une part significative de l’activité économique, surtout à Brazzaville, où de nombreuses familles dépendent des revenus générés par ces activités. Elle a insisté sur le fait que les femmes sont des actrices essentielles de ce secteur, contribuant non seulement à la survie des ménages, mais aussi à l’économie nationale. Cependant, malgré leur importance, elles manquent souvent de soutien adéquat.
« Nous avons réuni ces femmes qui exercent dans le secteur de l’économie informelle, notamment les vendeurs de beignets, de manioc et gnetum des 9 arrondissements de Brazzaville et l’Ile Mbamou, pour leur dire qu’elles sont des femmes de valeur. C’est aussi pour valoriser leur travail, leur redonner confiance et leur dire qu’elles occupent une place importante dans l’économie du pays que nous avons tenu cette causerie-débat », a indiqué la présidente.

Les défis des femmes de l’économie informelle
Les intervenantes ont fait état de divers obstacles auxquels elles sont confrontées, tels que le manque d’accès à des financements et à des ressources matérielles. Édith KIBINDZA, vendeuse de beignets, a exprimé les difficultés liées à la hausse des prix des matières premières, qui a impacté leur rentabilité. Les participants ont convenu qu’il était essentiel de mieux comprendre les spécificités de leurs activités pour développer des solutions adaptées.
« La rencontre d’aujourd’hui était très importante pour nous parce qu’on a reconnu la valeur du travail que nous faisons en tant que vendeuses. S’il y a la possibilité de nous appuyer cela nous aiderait énormément vu les difficultés liées à l’augmentation des prix des denrées auxquelles nous sommes confrontées. Le prix du bidon d’huile, sac de farine ainsi que celui du sucre ont galopé à tel point que nous ne faisons plus de bénéfice comme avant », a souhaité cette femme vendeuse de beignets.
Vers une collaboration proactive
L’OFC a clairement exprimé son intention d’établir un dialogue continu avec ces femmes, afin de mieux cerner leurs besoins et de les accompagner dans leur développement. Charlotte OPIMBAT, affectueusement appelée « Mère ya palais » par ces femmes venues nombreuses, a également affirmé que cette rencontre n’était que le début d’un processus visant à valoriser le travail des femmes dans l’économie informelle et à créer des opportunités d’entraide et de solidarité.
La rencontre a permis de réaffirmer l’importance des femmes dans l’économie congolaise et d’initier des discussions constructives pour surmonter les défis du secteur informel. En travaillant ensemble, l’OFC et les femmes de l’économie informelle espèrent créer un environnement favorable à leur épanouissement, contribuant ainsi au développement socio-économique du pays.
Photos :
- Une vue partielle des femmes présentes lors des échanges
- La présidente du secrétariat fédéral de l’OFC lors de son adresse aux femmes (Droits réservés)
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