La Représentante résidente de l’UNICEF au Congo, Mariavittoria BALLOTTA, a réaffirmé, le jeudi 11 septembre 2025 à Brazzaville, l’engagement de son institution à accompagner le Congo dans ses réformes éducatives majeures. À l’issue d’une audience avec Jean Luc MOUTHOU, ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, la nouvelle représentante de l’agence onusienne a souligné la nécessité de placer l’éducation parmi les grandes priorités nationales.
La diplomate onusienne s’est dite réconfortée au sortir de sa rencontre avec le ministre en charge de l’enseignement général. « J’ai pu constater la volonté des autorités congolaises de hisser l’éducation au rang des priorités. L’UNICEF continuera à accompagner le gouvernement sur plusieurs volets », a-t-elle déclaré à la presse.
Parmi les dossiers évoqués figure l’institutionnalisation de l’éducation préscolaire. Une réforme est en cours avec l’adoption prochaine d’une loi rendant obligatoire une année de préscolaire pour tous les enfants. « Beaucoup d’efforts sont déjà engagés. Nous allons suivre ce processus de près, car il s’agit d’un jalon essentiel pour le développement du capital humain », a précisé Mariavittoria BALLOTTA.
La diplomate a également insisté sur la nécessité de garantir des ressources financières stables et suffisantes pour l’éducation. « Le Congo devra progressivement assumer davantage de responsabilités budgétaires. Les partenaires resteront présents, mais il est indispensable que l’État sécurise des financements publics soutenables », a-t-elle indiqué.
Elle a plaidé pour un partenariat élargi, associant les acteurs publics et privés. « Ce ne sont pas uniquement les financements de l’UNICEF qui comptent, mais aussi l’expertise, les mandats et la capacité de dialogue pour mobiliser des allocations conséquentes dans le cadre du Plan national de développement », a-t-elle ajouté.

Une rentrée scolaire sous vigilance sanitaire
À l’approche de la rentrée scolaire, la représentante de l’UNICEF a mis l’accent sur l’importance de garantir des conditions sûres pour les élèves, alors que le pays fait face à des cas de choléra. « La rentrée est un moment essentiel pour les enfants et les familles. Nous avons discuté de la nécessité d’assurer qu’elle se déroule dans un environnement protecteur et sécurisé », a-t-elle déclaré.
Pour Mariavittoria BALLOTTA, l’éducation ne peut se concevoir de manière isolée. « On ne peut pas réussir à l’école sans un système de santé qui fonctionne, ni sans être protégé dans ses droits fondamentaux. L’éducation, la santé et la protection de l’enfant vont de pair », a-t-elle rappelé, en insistant sur la place particulière des filles dans ces priorités.
La représentante a enfin annoncé l’organisation prochaine de visites conjointes sur le terrain avec le ministre Jean Luc MOUTHOU. « Nous irons à la rencontre des responsables d’établissements, des familles, des enseignants et des enfants. C’est ensemble, sur le terrain, que nous pourrons mieux répondre aux besoins et renforcer le droit à l’éducation », a-t-elle conclu.
Avec ce partenariat renforcé, le Congo et l’UNICEF entendent poser des bases solides pour une éducation inclusive, équitable et durable, au service de chaque enfant.
Photos :
- Les deux personnalités lors des échanges ;
- La Représentante résidente de l’UNICEF face aux journalistes
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