Responsables académiques, partenaires institutionnels, entreprises nationales, organisations internationales et experts venus d’Afrique et d’ailleurs sont réunis à l’Université Denis SASSOU N’GUESSO (UDSN) à l’occasion d’un forum stratégique consacré au partenariat université-secteur productif. Ouverts, le lundi 2 février 2026 à kintélé, par la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Edith Delphine EMMANUEL ADOUKI, les travaux, prévus pour trois jours, placent au cœur des échanges l’employabilité des jeunes, l’adéquation formation-emploi et la nécessité de bâtir une université en phase avec les exigences contemporaines.
Ce forum, qui coïncide avec le cinquième anniversaire de l’UDSN, se veut un cadre de réflexion et d’engagement visant à poser les bases d’un partenariat durable entre le monde académique et le tissu économique, au service de la transformation des formations et du développement durable.
Présidant, au nom du Premier ministre, la cérémonie d’ouverture, la ministre de l’Enseignement supérieur a salué le chemin parcouru par l’UDSN depuis sa création. « Cinq années après avoir été portée sur les fonts baptismaux, l’Université Denis SASSOU N’GUESSO peut se satisfaire de résultats tangibles, marqués par la rigueur, l’excellence et la transformation des étudiants », a-t-elle souligné.
Pour la ministre, cet anniversaire marque surtout « un changement de paradigme », traduisant l’orientation résolue du système congolais d’enseignement supérieur vers la professionnalisation et l’employabilité. Une dynamique consolidée par les États généraux de la formation, les assises sur l’entrepreneuriat et l’employabilité des étudiants, ainsi que les travaux du Conseil national de l’enseignement supérieur. « Le partenariat université–société–entreprise s’impose désormais comme une exigence stratégique », a-t-elle affirmé, qualifiant l’UDSN de « véritable laboratoire d’expériences appelées à inspirer d’autres établissements ».
L’UDSN face au défi de l’employabilité
Dans une allocution dense, le président de l’UDSN, le Professeur Ange Antoine ABENA, a exprimé sa gratitude aux participants venus notamment du Canada, de la RDC, du Tchad, du Gabon, du Sénégal et du Bénin tout en affichant les objectifs de cette initiative.
« Avec vous, nous voulons co-construire l’université de demain, capable de fournir des jeunes Congolais et Africains compétents, répondant aux besoins en ressources humaines de qualité », a-t-il déclaré.
Recentrant son propos sur l’employabilité des jeunes, qu’il a qualifiée de « véritable casse-tête », il a appelé à une remise en question collective. Pour l’UDSN, l’adéquation formation-emploi est désormais au cœur de la gouvernance universitaire. « Nous avons choisi de revenir sur cette problématique incontournable afin de bâtir une stratégie de développement pour les cinq prochaines années », a-t-il indiqué.
Le CAMES pour une université africaine utile et connectée
Intervenant à son tour, le secrétaire général du CAMES, Souleymane KONATE, a insisté sur la portée continentale du thème du forum. « L’université est appelée à passer d’une logique de simple transmission des savoirs à une logique de production de compétences, d’innovation et de création de valeur », a-t-il déclaré. Selon lui, le rapprochement entre l’université et le monde du travail « n’est plus une option, mais une exigence stratégique ».
Il a rappelé la vision du CAMES à l’horizon 2033, visant à faire de l’institution « une référence internationale en matière d’évaluation scientifique et un outil d’intégration académique au service du développement durable de l’Afrique », saluant au passage le leadership du Congo, « résolument positionné à l’avant-garde de la nouvelle université africaine ».
Nations Unies : le partenariat comme levier de résultats
Pour le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Congo, Abdourahamane DIALLO, l’enjeu central réside dans l’alignement des compétences sur les besoins réels du marché. « Synchroniser davantage la formation avec les réalités économiques est indispensable pour créer des emplois durables et renforcer la résilience de l’économie », a-t-il expliqué.
S’inscrivant dans l’Agenda 2030, l’Agenda 2063 et l’Objectif de développement durable 17, il a mis en avant des secteurs accélérateurs tels que l’énergie, le numérique, l’agriculture, la transition verte et l’intelligence artificielle, appelant à des partenariats concrets, suivis et évalués dans le temps.
Face aux défis sociaux, économiques, environnementaux et technologiques, le message est clair : universités et entreprises doivent avancer ensemble. Un appel à l’action qui pose les bases d’un partenariat renouvelé, au service de la jeunesse et du développement du Congo.
Photos :
- Vue des participants lors des travaux ;
- Les officiels posant pour la postérité
Contacts de notre rédaction : gcm.redaction16@gmail.com
Téléphone & whatsapp : +242 06 954 43 25

