La Directrice générale du Développement durable, Olga Rosine OSSOMBI MAYELA, a invité, vendredi 25 avril 2025 à Brazzaville, les parties prenantes à une action collective pour consolider la Stratégie et le Plan d’Actions National pour la Biodiversité (SPANB) en République du Congo. Organisé avec l’appui technique et financier du PNUD Congo, cet atelier de consultation des organisations de jeunes, de femmes, de populations autochtones et de communautés locales visait à favoriser l’appropriation de la SPANB, actuellement en cours d’actualisation, par les participants, et à recueillir leurs avis sur la gestion durable de la biodiversité.
Poursuivi jusqu’au samedi 26 avril, cet atelier est présenté comme un rendez-vous crucial destiné à associer les jeunes, les femmes et les communautés locales au processus de révision de ce document stratégique pour la protection de la nature. Une démarche inclusive qui réaffirme la volonté du gouvernement congolais de renforcer son engagement en faveur de la préservation de la biodiversité.
Présidant la cérémonie d’ouverture, Olga Rosine OSSOMBI MAYELA a souligné l’importance de cet atelier dans le processus d’actualisation de la SPANB, actuellement à son premier projet de rédaction. « Ce document vous sera présenté aujourd’hui, vous donnant l’occasion aussi bien de vous l’approprier que d’y apporter vos contributions nécessaires pour sa consolidation », a-t-elle déclaré.

L’initiative vise à susciter l’adhésion et la participation active des parties prenantes, notamment des jeunes, des femmes et des communautés autochtones, à l’élaboration d’un plan réaliste, inclusif et aligné sur les priorités locales en matière de biodiversité. Les objectifs spécifiques de l’atelier traduisent une volonté de dialogue et de co-construction : présenter le projet de la SPANB, recueillir les attentes et priorités des groupes cibles en matière de gestion durable de la biodiversité, et collecter des recommandations pratiques pour renforcer la pertinence du plan.
« Sensibiliser et impliquer les couches sociales vulnérables dans ce processus est essentiel pour garantir une stratégie à la fois légitime et opérationnelle », a précisé la Directrice générale, en appelant à une approche participative et inclusive.

Inclure toutes les voix pour une stratégie inclusive
L’atelier, qui réunit plusieurs participants représentant les organisations de jeunes, de femmes, de peuples autochtones et de communautés locales (CLPA), vise à garantir une stratégie représentative des réalités du terrain. « Il est essentiel que les couches sociales vulnérables soient sensibilisées et impliquées dans le processus d’élaboration de la SPANB », a insisté la Directrice générale.
Selon les organisateurs, les contributions recueillies durant cet atelier permettront d’adapter la stratégie aux contextes socio-économiques et écologiques locaux, en la rendant plus pertinente et plus efficace.
Un plan stratégique face à des enjeux urgents
L’enjeu de ce plan d’action est majeur : inverser la tendance actuelle de l’érosion de la biodiversité, dont les causes principales sont identifiées : changements climatiques, pollution, surexploitation des ressources, espèces envahissantes et transformation des terres. La SPANB s’inscrit dans la dynamique du Cadre mondial pour la biodiversité adopté à Kunming-Montréal, dont la mission est « de promouvoir le rétablissement de la nature dans l’intérêt des populations et de la planète ».
Ce cadre prévoit 23 cibles à atteindre d’ici 2030, dans le respect des obligations internationales tout en tenant compte des spécificités nationales. L’intégration des recommandations issues de cet atelier contribuera à façonner un plan d’action cohérent, orienté vers des résultats mesurables et capable de mobiliser l’ensemble des acteurs congolais.
Appuyée par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique, cette démarche nationale ambitionne de répondre aux exigences internationales tout en restant ancrée dans les réalités congolaises.
« Il est possible de conserver, de restaurer et d’utiliser la nature de manière durable tout en réalisant d’autres objectifs sociétaux au niveau mondial si des mesures urgentes et concertées sont prises », a conclu la Directrice générale.
Par cette consultation inclusive, le Congo entend construire une stratégie nationale solide, mobilisatrice et durable, capable de répondre efficacement aux enjeux environnementaux du XXIᵉ siècle.
Photos :
- Les participants lors de la cérémonie d’ouverture
- La Directrice générale lors de son allocution d’ouverture
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