Le Symposium international du FESPAM s’est clôturé le jeudi 24 juillet 2025 à Brazzaville. Clap de fin pour cette séquence scientifique du Festival Panafricain de Musique, marquée par l’appel à l’action de la ministre de l’Industrie culturelle, artistique, touristique et des Loisirs, Marie-France Lydie Hélène PONGAULT. Ce moment charnière ouvre désormais un nouveau cycle d’engagements concrets visant à transformer les riches réflexions issues du symposium en actions tangibles.
Dans son discours de clôture, la ministre a insisté sur l’urgence d’entrer dans une phase opérationnelle, après quatre jours d’échanges intenses autour des grands défis de la musique africaine à l’ère du numérique. « Le temps de la réflexion ne saurait être déconnecté de celui de la transformation », a-t-elle lancé devant un auditoire conquis par la qualité des débats tenus du 21 au 24 juillet à Brazzaville.
Chercheurs, experts, artistes et décideurs ont exploré les multiples enjeux liés à la valorisation, la protection et la monétisation des œuvres musicales africaines. Mais pour la ministre, le véritable défi commence maintenant : agir, légiférer, structurer et transformer.
En droite ligne de la vision du Président Denis SASSOU-N’GUESSO, qui place la culture au cœur du développement, Marie-France PONGAULT a réaffirmé l’engagement de l’État congolais à faire de la musique un levier stratégique. « Le FESPAM n’est pas seulement un événement festif. Il devient un outil d’influence, un levier de souveraineté culturelle », a-t-elle martelé.

Une feuille de route claire et ambitieuse
Les recommandations issues du symposium dessinent ainsi les contours d’une politique ambitieuse. Parmi les axes forts : Créer des plateformes numériques africaines sous contrôle légal, pour diffuser et valoriser les cultures du continent ; Adapter les modèles économiques à la réalité locale (forfaits mobiles, freemium, accès élargi) ; Investir dans les compétences numériques via des formations dédiées aux métiers du digital musical ; Renforcer les droits d’auteur pour que l’artiste vive dignement de son art.
Un plaidoyer appuyé a également été fait en faveur d’une rétrocession équitable des revenus générés en ligne, notamment pour les musiciens tradi-modernes. L’appel à l’action s’étend également à la musique traditionnelle. Le CERDOTOLA et les institutions panafricaines sont invités à inventorier, numériser et archiver les patrimoines musicaux menacés. L’objectif est double : assurer la transmission aux générations futures et faire de ce patrimoine une source d’innovation.
La clôture du symposium ne signe donc pas la fin d’un processus, mais le début d’un vaste chantier porteur d’avenir. « Que cette dynamique se poursuive, qu’elle s’amplifie », a souhaité la ministre. Avec cette édition 2025, Brazzaville réaffirme son rôle de carrefour intellectuel du continent et d’incubateur d’initiatives pour une industrie musicale africaine forte, moderne et souveraine.
Photos :
- Le présidium de la cérémonie de clôture
- Vue des participants
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