Le Comité de pilotage du Programme « Accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services » (PAGIR) a validé, le mardi 8 juillet 2025 à Brazzaville, le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2025 réajusté. Ce recalibrage vise à intégrer de nouvelles priorités gouvernementales et à préparer une mise en œuvre plus efficace, orientée vers les résultats. Le budget annuel du projet, financé par la Banque mondiale, passe ainsi de trois milliards soixante-neuf millions six cent cinquante-cinq mille Francs CFA à trois milliards cinq cent quatre-vingt-douze millions sept cent huit mille trois cent cinquante Francs CFA.
Présidée par Gervais BOUITI-VIAUDO, conseiller spécial du Premier ministre et président du Comité de pilotage, cette première session extraordinaire intervient à un moment stratégique, alors que le PAGIR entre dans une phase d’intensification de ses activités. Elle a permis aux membres du comité d’examiner et de valider les nouvelles composantes du PTBA révisé.
Ouvrant les travaux, Gervais BOUITI-VIAUDO a rappelé : « Notre mission est de veiller à ce que les conditions de mise en œuvre du programme garantissent l’atteinte des objectifs de manière cohérente, rigoureuse et performante. »

Cette session faisait suite à la validation, en mars dernier, d’un premier PTBA 2025, conditionnée à l’intégration des activités prioritaires du ministère du Plan. Le plan actualisé intègre désormais des priorités du ministère de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, parmi lesquelles: la révision de la Charte d’investissement, la validation du Manuel pays des procédures de gestion des projets financés par la Banque mondiale, le recrutement d’un cabinet pour accompagner le recrutement du personnel des unités de gestion de projets, ainsi que la préparation du futur Plan national de développement (PND) 2027–2031.
« Il était nécessaire de prendre en compte des actions majeures comme la révision de la Charte d’investissement ou encore la préparation du prochain Plan national de développement », a souligné Assen Clovin Bozire, responsable du suivi-évaluation, représentant le coordonnateur du PAGIR.
Ce réajustement budgétaire porte l’enveloppe du programme à près de 3,6 milliards de FCFA, soit une augmentation de 17 % par rapport au budget initial. Un effort jugé essentiel pour atteindre les cibles stratégiques du PAGIR, notamment dans la budgétisation par programme, la modernisation des finances publiques et l’efficacité des dépenses sociales.

La session a également permis de faire le point sur les indicateurs de résultats (DLR), en vue de la prochaine mission du vérificateur indépendant, désormais reportée à septembre. Ce délai supplémentaire permettra d’affiner la collecte des preuves et de garantir la conformité avec les exigences de la Banque mondiale.
Les enseignements issus des récentes missions de supervision, qui ont mis en lumière les avancées du programme mais aussi les efforts à poursuivre en matière de gouvernance, de transparence et de redevabilité, ont nourri les échanges.
« Nous devons capitaliser sur cette session pour consolider nos acquis, corriger nos faiblesses et maintenir le cap d’un programme transformateur au service des citoyens », a conclu Gervais BOUITI-VIAUDO, appelant à une implication constante et méthodique des membres du comité.
Par cette session extraordinaire, le PAGIR se dote ainsi des moyens techniques et politiques pour faire évoluer ses interventions, tout en réaffirmant sa mission visant l’amélioration de la qualité de la dépense publique et le renforcement des services essentiels, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
Photos :
- Les officiels lors de la cérémonie d’ouverture
- Vue partielle des participants dans la salle
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