mercredi, août 12

Face à l’évolution de la conjoncture économique nationale et internationale, le gouvernement congolais a engagé une révision de son budget 2026. Présenté au Sénat par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian YOKA, le projet de loi de finances rectificative porte les recettes de l’État à 2 778,016 milliards de FCFA et les dépenses à 2 561,069 milliards de FCFA, tout en maintenant les objectifs de discipline budgétaire et de résilience économique.

Devant les sénateurs, le 14 juillet 2026, Christian YOKA a expliqué que cette révision est rendue nécessaire par les changements intervenus depuis l’adoption de la loi de finances initiale, notamment la nouvelle configuration gouvernementale issue de l’élection présidentielle de mars 2026 et l’évolution de la conjoncture économique internationale.

« Ce projet de loi de finances rectificative est présenté afin de ratifier le décret d’avance pris le 8 mai 2026 et d’adapter le budget de l’État aux nouvelles réalités économiques et institutionnelles », a déclaré le ministre, rappelant que cette démarche est conforme à l’article 58 de la loi organique relative aux lois de finances.

Des hypothèses économiques réajustées

Le ministre a souligné que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont fortement influencé les marchés pétroliers au cours du premier semestre. Si la hausse des cours du brut a d’abord laissé espérer une augmentation des recettes pétrolières, les incertitudes persistantes ont conduit le gouvernement à actualiser ses prévisions macroéconomiques.

La croissance économique reste ainsi projetée à 5,5 %, tandis que l’inflation est revue à la baisse, à 2,7 % contre 3 % initialement. Le prix de référence du pétrole congolais est fixé à 67 dollars le baril, contre 60,3 dollars dans la loi de finances initiale, alors que la production demeure estimée à 105 millions de barils. Le taux de change est maintenu à 550 FCFA pour un dollar américain. Les prévisions de production gazière restent également inchangées.

Des recettes et des dépenses en hausse

Le projet de loi de finances rectificative établit les recettes de l’État à 2 778,016 milliards de FCFA, contre 2 550,540 milliards dans la loi de finances initiale. Les dépenses budgétaires passent, quant à elles, de 2 320,167 milliards à 2 561,069 milliards de FCFA.  Les ressources de trésorerie et de financement sont évaluées à 1 595,360 milliards de FCFA, tandis que les charges de trésorerie atteignent 1 812,306 milliards. Malgré ces ajustements, le gouvernement prévoit un excédent budgétaire prévisionnel de 216,947 milliards de FCFA, contre 230,373 milliards dans la loi de finances initiale.

Selon Christian YOKA, cette loi de finances rectificative s’inscrit dans la continuité du cadre budgétaire à moyen terme 2026-2028, axé sur la mobilisation des recettes, la rationalisation des dépenses, la réduction du coût de la dette et le renforcement de la résilience de l’économie nationale. Il a notamment mis en avant la digitalisation des procédures fiscales, la réduction des exonérations et une meilleure valorisation des ressources naturelles comme principaux leviers pour consolider les finances publiques.

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  1. Le Ministre devant les Sénateurs.

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