Le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Congo, Abdourahamane DIALLO, a réaffirmé, le mardi 3 février 2026 à Brazzaville, l’engagement collectif des agences onusiennes à accompagner le Congo dans la prévention, la prise en charge et la réinsertion des jeunes en conflit avec la loi. Cet engagement a été réitéré à l’issue d’un entretien stratégique entre la délégation de l’Équipe pays des Nations Unies et le Haut-Commissaire chargé de la lutte contre la délinquance juvénile et de la justice restauratrice. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention de la délinquance juvénile et de justice restauratrice, assortie d’un plan d’action multisectoriel adopté par le gouvernement, ainsi que sur l’appui des Nations Unies dans la recherche de solutions durables à cette problématique majeure, au cœur du développement du capital humain.
Au sortir de l’audience, Abdourahamane DIALLO a souligné l’importance de cette rencontre, marquée par la présence de l’ensemble de l’Équipe pays des Nations Unies. Pour lui, la délinquance juvénile est une question transversale, indissociable des enjeux de développement durable. « La jeunesse est au cœur du capital humain, moteur essentiel du développement. Lorsqu’il y a des jeunes qui se sont perdus, qui ont manqué de perspectives à un moment donné, il est impératif que la nation entière se mobilise, avec l’ensemble des partenaires », a-t-il déclaré.
Le Coordonnateur résident a insisté sur le caractère prioritaire de cette question pour les Nations Unies, notamment en matière de prévention, de justice restauratrice et de réinsertion socio-économique des jeunes concernés.
Une stratégie nationale déjà accompagnée par les Nations Unies
Au cours des échanges, le Haut-Commissariat a présenté les avancées significatives enregistrées, notamment l’adoption par le gouvernement d’une stratégie nationale de prévention de la délinquance juvénile et de justice restauratrice, assortie d’un plan d’action multisectoriel.

« Le PNUD a accompagné le Haut-Commissariat dans l’élaboration de cette stratégie. Nous disposons aujourd’hui d’un cadre clair, impliquant plusieurs ministères , Justice, Éducation, Affaires sociales, Intérieur, ainsi que les agences, fonds et programmes des Nations Unies », a précisé le Coordonnateur résident .
Il a également rappelé l’appui apporté à la finalisation du centre d’Aubeville, ainsi que l’existence d’une plateforme dédiée aux problématiques de la jeunesse, comprenant un pôle spécifique consacré à la délinquance juvénile.
La production de données fiables constitue l’un des piliers de cette approche intégrée. En l’absence de statistiques harmonisées, il demeure difficile d’évaluer l’ampleur du phénomène, de cibler efficacement les bénéficiaires et de mesurer l’impact des politiques publiques.
Sur cette base, les Nations Unies soutiennent des actions de formation qualifiante, d’accompagnement psychosocial, d’insertion professionnelle et de prévention de la récidive, avec un accent particulier mis sur l’auto-emploi et le développement des compétences de vie.
À l’approche de l’élaboration du cadre de coopération 2027-2031, aligné sur les Objectifs de développement durable, Abdourahamane DIALLO s’est voulu rassurant : « Les réponses à apporter à la jeunesse occuperont une place importante dans notre prochain cycle de programmation. Il faut agir vite et être à la hauteur des attentes de cette jeunesse qui nous attend… ou qui ne nous attend plus. »
Un message fort, traduisant la volonté commune de passer d’actions ponctuelles à une stratégie durable, coordonnée et centrée sur l’avenir de la jeunesse congolaise
Photos :
- Vue de la délégation lors des échanges avec le haut-commissaire ;
- Les officiels posant pour la postérité
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