Le Congo et le système des Nations Unies affûtent déjà leurs outils. Réunis à Brazzaville les 27 et 28 janvier 2026, cadres de l’administration publique, agences onusiennes et partenaires renforcent leurs capacités sur la gestion axée sur les résultats (RBM) et les principes normatifs de programmation. Organisé par le Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies, l’atelier marque une étape décisive dans la préparation du futur Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2027-2031.
Le cadre actuel de coopération 2021-2026 arrive à son terme, tout comme le cycle du Plan national de développement. Il s’agit désormais de tirer les leçons du passé pour bâtir un nouveau partenariat plus stratégique, plus ciblé et davantage orienté vers des résultats mesurables.
Ouvrant les travaux, le ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, Ludovic NGATSE, a rappelé l’enjeu central de la rencontre: « Le cadre de coopération des Nations Unies est l’instrument principal de programmation collective du système onusien dans notre pays. Sa qualité dépendra de notre capacité à le concevoir de manière rigoureuse, cohérente et alignée sur les priorités nationales. »
Pour le ministre, la gestion axée sur les résultats n’est pas qu’un exercice technique réservé aux experts. Elle traduit une nouvelle culture de l’action publique. « Elle repose sur une logique de pilotage par les effets, fondée sur la transparence, l’efficacité et l’impact concret des politiques publiques. Elle engage les institutions à suivre, évaluer et ajuster leurs interventions sur la base de résultats clairs et mesurables », a-t-il souligné.
L’atelier vise ainsi à renforcer l’appropriation des principes clés qui guideront le futur cadre : l’approche fondée sur les droits humains (HRBA), le principe de ne laisser personne de côté (LNOB) et la prise en compte transversale de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes (GEWE).
Un cadre co-construit, plus cohérent et plus lisible
De son côté, le Coordonnateur résident des Nations Unies au Congo, Abdourahamane DIALLO, a insisté sur la dimension collective et structurante du processus engagé : « Nous ne travaillons plus en silos. Nous sommes une Équipe Pays qui planifie ensemble, met en œuvre ensemble et rend compte ensemble. Le succès du futur cadre 2027-2031 repose sur notre cohésion et notre responsabilité partagée. »
Selon lui, cet atelier prépare deux séquences majeures : la revue annuelle 2025 du cadre en cours et les travaux techniques du nouvel UNSDCF, appelé à accompagner le Congo jusqu’à l’horizon 2030 des Objectifs de développement durable.
Sur la portée concrète de l’atelier, Abdourahamane DIALLO a expliqué que le renforcement des capacités vise à mieux cibler les priorités de la coopération future : « On ne peut pas être partout. Le nouveau cadre devra identifier trois ou quatre piliers stratégiques autour desquels l’ensemble des agences pourra réellement faire la différence, que ce soit dans l’agriculture, le capital humain, le climat ou la gouvernance. »
En dotant les cadres nationaux et onusiens d’outils communs et d’une vision partagée, cet atelier pose les bases d’une coopération plus lisible, plus efficace et plus ambitieuse. Une condition essentielle pour accélérer le développement durable du Congo et répondre, de manière concrète, aux attentes des populations.
Photos :
- Le Ministre et le coordonnateur des nations unies à l’ouverture des travaux
- Les Participants lors des travaux
- Le coordonnateur face à la presse
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