Le président du Conseil national des républicains (CNR), Frédéric BINTSAMOU, dit Pasteur Ntumi, a lancé, le samedi 19 juillet 2025 à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, la campagne d’adhésion publique à son parti politique. Devant une foule attentive à ses propos qui s’était massée place parking véhicules poids lourds, il a évoqué les ambitions d’élargissement de son mouvement, les accords de paix dans le Pool, ainsi que sa volonté de se présenter à l’élection présidentielle de 2026.
Dans une intervention empreinte de sobriété, Frédéric BINTSAMOU a rappelé l’objectif principal de la rencontre : « Nous sommes venus ici pour demander à tous ceux parmi nous qui ne font pas encore partie de notre mouvement politique, qu’il est temps d’intégrer le parti. Si vous aussi vous adhérez au parti, ça sera notre parti à nous tous », a-t-il déclaré. Selon lui, c’est en étant unis autour des idéaux du CNR que les membres pourront « mener le combat politique ».
Silence radio imposé après les accords de paix
Abordant la question des accords de paix signés en décembre 2017 à Kinkala, NTUMI a exprimé ses frustrations. « Il m’a été dit par ceux avec lesquels nous avons signé ces accords… que si vous voulez que cette paix soit effective, ne parlez plus à la radio, même quand vous serez à la télévision », a-t-il révélé. Une explication à son long silence médiatique depuis la fin du conflit dans le Pool.
Interrogé sur une éventuelle candidature à la présidentielle de 2026, Ntumi a levé toute ambiguïté. « On ne crée pas un parti politique pour être derrière quelqu’un (…) je ne manquerai pas d’être candidat », a-t-il affirmé. Le président du CNR a également dénoncé le non achèvement de certaines clauses de l’accord de paix, notamment la réinsertion professionnelle de l’ex-chef rebelle et celle des ex-combattants.

Démenti sur une prétendue alliance avec le pouvoir
Revenant sur un épisode de 2015 à Mayama, Ntumi a nié toute collusion avec le pouvoir. « À cette occasion, j’avais dit : Ne faites pas ça, en parlant du changement de la Constitution. C’est pour cette simple raison que j’avais été pourchassé », a-t-il expliqué, dénonçant ce qu’il a appelé les persécutions dont, soutient-il, il a fait l’objet. « Je ne peux pas être de mèche avec quelqu’un dans de telles situations », a-t-il martelé.
Une légitimité réaffirmée
Quant à sa légitimité à se présenter à la présidentielle, Frédéric BINSAMOU a tenu à rappeler ses droits fondamentaux : « Je suis un Congolais libre. Suis-je un prisonnier ou un étranger ? Je n’admettrai pas que ma candidature soit recalée sans raison », des propos qui sonnent aussi comme une réponse à certains détracteurs de ses ambitions présidentielles, principalement certains Congolais ayant inondé les réseaux sociaux de critiques au sujet de cette candidature.
Assurément, cette sortie publique marque un nouvel épisode dans la vie politique de Frédéric BINTSAMOU, qui semble résolument décidé à jouer un rôle central dans les échéances électorales à venir. Une première dans la carrière politique de cet ancien chef rebelle ayant choisi la voie d’une opposition politique à travers la création d’un parti. Le patron du CNR a par ailleurs annoncé que l’action entreprise à Kinkala sera dupliquée dans tous les départements du pays. Une démarche qui vise à mieux asseoir son parti partout.
Photos à la une : Frédéric BINTSAMOU lors de son discours
Photo intérieur : une vue partielle de la foule
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