Dans une atmosphère de grande ferveur populaire, le candidat de la majorité présidentielle, Denis SASSOU NGUESSO, a clôturé sa campagne électorale au boulevard Alfred Raoul, à Brazzaville. Devant une marée humaine venue des neuf arrondissements de la capitale et des localités environnantes, le chef de l’État sortant a livré un discours structuré autour de trois piliers : la paix, la sécurité et l’accélération du développement économique et social.
Dans un propos empreint de gravité et de solennité, Denis SASSOU NGUESSO a rappelé que le message exprimé par les populations des 14 départements du Congo est sans équivoque. « Partout, les Congolais m’ont dit une seule chose : la paix, la paix, la paix ; la sécurité, la sécurité, la sécurité. Sans la paix et la sécurité, il ne peut y avoir ni travail, ni production, ni développement durable », a-t-il déclaré, sous de vifs applaudissements.
Le candidat a justifié, au nom de la responsabilité républicaine, les décisions prises pour préserver l’ordre public, notamment à Brazzaville et à Pointe-Noire, estimant que la stabilité demeure le socle indispensable à toute ambition nationale.
« Accélérer la marche » : un cap, des décisions, des emplois
Au-delà du diagnostic, Denis SASSOU NGUESSO a voulu donner corps à son slogan de campagne. « Accélérer la marche, ce n’est pas un slogan. C’est une exigence. C’est aller plus vite, produire plus et créer davantage d’emplois pour nos jeunes et nos femmes », a-t-il affirmé.

Parmi les annonces phares figurent l’ouverture rapide de la zone industrielle de Maloukou, le renforcement de la zone économique spéciale de Pointe-Noire et la relance vigoureuse du monde rural. Le candidat a promis un appui accru à l’agriculture à travers la mécanisation, la fourniture de semences améliorées, le soutien aux coopératives et la transformation locale des produits. « Il faut transformer sur place pour créer des milliers d’emplois en milieu rural », a-t-il insisté.
Le futur quinquennat, selon Denis SASSOU NGUESSO, sera également marqué par une modernisation profonde de l’État. Digitalisation des administrations publiques, réforme des régimes financiers et lutte contre la corruption figurent parmi les priorités. « Il faut moraliser la vie publique. Celui qui vole doit avoir honte. Des exemples seront donnés », a-t-il prévenu, suscitant une réaction favorable dans la foule.
Pierre Moussa : unité nationale et choix de la stabilité
Prenant la parole à son tour, Pierre Moussa, secrétaire général du Parti congolais du travail et directeur de campagne, a salué une mobilisation exceptionnelle à Brazzaville. « Cette élection n’est pas un simple rendez-vous électoral. C’est un choix de cap, un choix de stabilité et d’avenir », a-t-il déclaré, mettant en avant le bilan des infrastructures, la diversification économique et la préservation de la paix.
Une portée régionale saluée
La dimension du discours a également trouvé un écho au-delà des frontières. L’Ambassadeur itinérant du Président de la République Démocratique du Congo, Antoine GHONDA, a souligné la force du message présidentiel. « Pour nous qui vivons les affres de la guerre à l’Est, les mots paix et sécurité prennent tout leur sens. C’est aussi le combat de notre président, Félix Antoine TSHISEKEDI, car sans stabilité, il n’y a pas de développement possible », a-t-il confié.
À Brazzaville, cette clôture de campagne aura donc résonné comme un appel à l’unité, à la continuité et à l’engagement collectif, avec une promesse centrale: accélérer le développement sans jamais compromettre la paix.
Photos :
- Vue partielle des populations présentes au meeting ;
- Le candidat lors de sa prise de parole
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