Le candidat du parti Alliance à l’élection présidentielle de mars 2026, Mabio MAVOUNGOU-ZINGA, a invité les Congolais à lui accorder leur confiance dans les urnes. À l’occasion d’une conférence de presse consacrée à la présentation des grandes lignes de son projet de société intitulé Cap pour Demain, tenue le mercredi 4 mars 2026 à Brazzaville, il a appelé les citoyens à jouer leur partition pour favoriser une alternance politique. Entre promesse de transformation des potentialités économiques en opportunités d’emplois pour les jeunes, réforme de l’économie nationale, diversification des partenariats internationaux et lutte contre la corruption, le candidat d’Alliance a plaidé pour un « changement de cap » afin de sortir le Congo de la crise sociale et économique qu’il juge paradoxale au regard des immenses richesses du pays.

Dès l’entame de son intervention, Mabio MAVOUNGOU-ZINGA a dressé un constat critique de la situation actuelle du Congo, qu’il décrit comme un pays riche en ressources mais confronté à une profonde frustration sociale. « Notre pays est à un moment décisif de son histoire, car jamais il n’a disposé d’autant de potentialités et jamais, dans le même temps, autant de Congolaises et de Congolais n’ont ressenti un tel sentiment de fatigue, d’injustice et de déclassement. Cette contradiction profonde nous oblige collectivement à regarder la réalité en face et à faire des choix courageux », a-t-il déclaré devant les journalistes.

Refusant toute résignation, l’inspecteur principal des douanes à la retraite, diplômé en droit et président de Alliance, affirme porter une vision alternative pour le pays. « Si j’ai décidé de proposer ce projet de société intitulé Cap pour Demain, c’est parce que je refuse l’idée selon laquelle le Congo serait condamné à l’immobilisme ou à la pauvreté malgré ses richesses. Je suis convaincu qu’un autre Congo est possible, à condition de changer de cap, de méthode et de direction », a-t-il poursuivi.

Selon lui, le développement national doit s’appuyer sur plusieurs piliers : l’unité nationale, une économie productive, l’investissement dans le capital humain et un État exemplaire. « Le développement du Congo ne se décrète pas. Il se construit. Il se construit par l’unité nationale, par une économie saine et productive, par l’investissement dans le capital humain, par la justice, la santé et des infrastructures utiles. Il se construit par un État fort, juste et exemplaire au service du peuple », a-t-il martelé.

Une vision économique axée sur la transformation locale

Répondant aux questions des journalistes, Mabio MAVOUNGOU-ZINGA a insisté sur la nécessité de transformer localement les ressources naturelles du pays, notamment le bois.

« Aujourd’hui, nous exportons la richesse pour importer la pauvreté. Comment accepter qu’un pays qui possède autant de bois continue d’exporter les grumes sans les transformer, alors que des usines pourraient être installées sur notre territoire et donner du travail à notre jeunesse ? », a-t-il interrogé.

Dans cette perspective, il propose la création d’un institut des métiers du bois dans le département de la Sangha afin de former des charpentiers, des menuisiers et des ébénistes.

Le candidat estime également urgent de préparer l’après-pétrole. « Dans dix-sept ans, le Congo sera à court de pétrole. On ne pourra pas aller demander aux cailloux où est parti le pétrole. Il faut commencer dès maintenant à diversifier notre économie, sinon nous serons en retard sur l’histoire », a-t-il averti.

Sur la question des relations avec la France, le candidat a plaidé pour une diplomatie fondée sur les intérêts nationaux. « Il faut sortir du prisme selon lequel la France serait le seul partenaire du Congo. Le monde est aujourd’hui multipolaire. Le président français est élu pour servir les Français ; moi, je veux être élu pour servir les Congolais », a-t-il affirmé.

Alternance politique et lutte contre la corruption.

Pour Mabio MAVOUNGOU-ZINGA, l’alternance constitue aujourd’hui une nécessité politique. « Le moment est venu pour les Congolais de prendre leurs responsabilités. Il n’y a pas de plan A ni de plan B. Il n’y a qu’un seul plan : celui du peuple congolais », a-t-il déclaré.

Il a également évoqué plusieurs mesures qu’il prendrait en cas de victoire, notamment la libération de certaines figures politiques et l’organisation d’états généraux dans les différents ministères afin de redéfinir les politiques publiques.

Enfin, le candidat a réaffirmé son engagement dans la lutte contre la corruption. « Nous mettrons en place une loi sur la délation positive afin que toute personne disposant de preuves contre un responsable corrompu puisse les transmettre à une chambre spéciale. Nous serons sans pitié avec tous les voleurs, car ce qui nous intéresse avant tout, c’est le Congo et la gestion honnête de notre bien commun », a-t-il conclu.

Photo: Le candidat lors de la conférence

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