Le Comité de Pilotage du Projet de Protection Sociale et d’Inclusion Productive des Jeunes (PSIPJ) a tenu  une session extraordinaire, le vendredi 18 octobre 2024 à Brazzaville. La rencontre tenue après cette de juin dernier a permis aux membres dudit comité de d’examiner et d’approuver un Plan de Travail et le Budget Annuel (PTBA) exercice 2024 révisé fixés à neuf milliards six cent soixante-six  millions cent onze mille cent vingt-huit (9.666.111. 128) de francs CFA.

Placées sous l’autorité de Ferdinand Sosthène LIKOUKA, Directeur  de  cabinet  du  Ministre, du  plan,  de  la  statistique  et  de  l’intégration  régionale(MPSIR), Président du Comité de pilotage de ce projet à fort impact social, ces assises ont permis à l’Unité de Coordination du projet de présenter aux membres dudit comité le projet de budget et les activités prioritaires du trimestre restant de l’année en cours.

Le principal objectif de cette session extraordinaire était l’examen et l’adoption du Plan de Travail et Budget Annuels (PTBA) pour 2024, réajusté pour les mois restants. « Cette session extraordinaire du Comité de Pilotage a pour principal objet d’examiner et d’adopter le Plan de Travail et Budget Annuels (PTBA) 2024 réajusté pour les deux mois et demi restants. A la différence du premier PTBA, celui-ci comptera 46 activités contre 66 précédemment retenues. Le montant du PTBA 2024 réajusté se chiffre à neuf milliards six cent soixante-six  millions cent onze mille cent vingt-huit (9.666.111. 128) de francs CFA contre 12, 825 milliards de FCF », a précisé le directeur de cabinet de la ministre en charge du plan.  

Pour ce PTBA réajusté, les principaux résultats attendus sont l’acquisition et l’équipement du bâtiment devant abriter le RSU et la dotation aux ménages. Parmi ces résultats escomptés, le président a mentionné plusieurs actions clés : l’acquisition d’équipements pour le RSU, l’enregistrement des actes de naissance et des cartes d’identité pour les ménages ciblés, ainsi que le versement de transferts monétaires conditionnels à plus de 17 600 ménages. De plus, 45 000 jeunes âgés de 18 à 35 ans seront identifiés pour des programmes d’inclusion productive, incluant formation et accompagnement vers l’auto-emploi et l’apprentissage d’un métier.

Dans son discours d’ouverture des travaux de cette session extraordinaire du Comité de Pilotage du Projet de Protection Sociale et d’Inclusion Productive des Jeunes (PSIPJ), Ferdinand Sosthène LIKOUKA, a souligné l’importance d’une action concertée pour la jeunesse congolaise. Il a mis en lumière l’importance de cette rencontre qui intervient dans un contexte marqué par des avancées significatives dans le domaine de la protection sociale, notamment  l’approbation par le gouvernement de deux arrêtés d’application du décret portant création du Registre Social Unique (RSU) et le lancement du Programme National des Filets Sociaux (PNFS) par le Premier ministre.

Le RSU, essentiel pour centraliser les données sociales, permettra une meilleure identification des ménages en difficulté et une allocation ciblée des ressources. Le PNFS, de son côté, est prévu pour compléter les efforts du PSIPJ en offrant des transferts monétaires et des soutiens aux activités génératrices de revenus. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de lutte contre la pauvreté, visant à renforcer le capital humain et à promouvoir l’inclusion productive.

Le président du Comité de pilotage a également insisté sur l’importance de la responsabilité collective des membres du comité pour la mise en œuvre efficace de ces initiatives. Il a déclaré : « Je sais compter à nouveau sur votre sens d’analyse des dossiers et sur votre sens de responsabilité pour la réussite de cette session du COPIL. » Ces mots appellent à une mobilisation générale autour des enjeux cruciaux pour la jeunesse congolaise.

La session extraordinaire du COPIL a non seulement permis de poser les bases d’une action renforcée pour l’inclusion des jeunes, mais a également ouvert la voie à des débats constructifs sur les défis à relever. Le PSIPJ, en synergie avec le PNFS, constitue un levier essentiel pour lutter contre la pauvreté et favoriser un avenir meilleur pour la jeunesse de Brazzaville.

Le Projet PSIPJ dont l’objectif de développement est de fournir une aide d’urgence aux ménages touchés par la crise sanitaire et économique provoquée par la Covid-19 et d’accroitre et d’accroitre l’accès des ménages et des jeunes pauvres et vulnérables aux filets sociaux dans les zones d’intervention du projet est mis en œuvre grâce à un  financement de la Banque Mondiale évalué à 83 millions de Dollars USD. Avec ses quatre composantes, le projet est présenté par les acteurs impliqués dans sa mise en œuvre comme l’outil de la matérialisation de l’axe un de la politique nationale de l’action sociale. Il vise à renforcer l’impact de la performance du projet Lisungi de Réponse d’Urgence à la Covid 19 (PLRUC) en élargissant l’accès aux filets sociaux et aux opportunités de revenus pour les jeunes et les femmes en état de vulnérabilité afin de d’accroitre leur résilience aux chocs liés aux changements climatiques.   

Photos:

  1. Les membres du comité autour du président de pilotage ;
  2. Le Président du comité de pilotage à l’ouverture des travaux

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