Un rappel méthodologique et prospectif a été adressé aux gestionnaires de programmes des différents ministères, à l’occasion de l’atelier d’actualisation des Cadres de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) et des Projets Annuels de Performance (PAP), tenu les 30 et 31 mai à Kintélé. Organisée avec le soutien financier de la Banque mondiale à travers le programme PAGIR, cette rencontre a marqué une nouvelle étape dans la réforme des finances publiques au Congo. Le pays, désormais engagé dans un mode de budget-programmes, entend renforcer son système de planification afin de réussir le pari d’une budgétisation axée sur les résultats.
Dans un contexte où le Congo s’oriente vers une gestion budgétaire axée sur la performance, la transition vers le budget-programmes, amorcée en 2025, impose rigueur et constance. « C’est une nouveauté pour beaucoup. Il est donc nécessaire de revenir collectivement, avec les acteurs budgétaires et les gestionnaires de programmes, afin de renforcer la compréhension des outils comme les PAP », a expliqué Espérance OLOKABEKA OBAMBO.
Bien plus que de simples formalités administratives, les PAP sont de véritables instruments de pilotage. Ils constituent des boussoles de performance qui accompagnent les lois de finances soumises au Parlement. «Cet exercice a permis aux gestionnaires de programmes des différents ministères de se réapproprier les outils essentiels à la nouvelle gestion budgétaire, notamment les PAP, qui accompagnent les projets de loi de finances et servent à évaluer la performance des politiques publiques », a-t-il souligné.
Vers une meilleure planification stratégique
Alors que les travaux de préparation du budget 2026 sont en cours, le ministère entend s’appuyer sur des documents plus structurés. « Nous voulons que les dépenses soient bien planifiées, alignées sur nos objectifs stratégiques, notamment ceux du Plan national de développement (PND) », a précisé le Directeur.
L’atelier a également permis de tirer les leçons de l’année écoulée. « Nous avons identifié les points forts et les faiblesses. Les ministères seront accompagnés pour améliorer leurs documents, notamment lors de la mission prévue en juillet », a-t-il ajouté.
La préparation budgétaire pour 2026 est donc déjà engagée, avec pour objectif l’élaboration de documents clairs, alignés sur les ambitions nationales. « Nous voulons que les dépenses soient mieux planifiées, qu’elles traduisent véritablement nos objectifs stratégiques, en cohérence avec le Plan national de développement », a-t-il insisté.
Au programme de l’atelier figuraient également des retours d’expérience, l’identification des points faibles et une projection vers l’amélioration continue. « C’est une école permanente du savoir, une culture de la rigueur que nous devons tous intégrer », a rappelé Espérance OLOKABEKA OBAMBO.
Des ministères pilotes en première ligne
Les six ministères pilotes de 2024, qui ont servi de terrain d’expérimentation, seront à nouveau mobilisés la semaine prochaine pour travailler sur les premiers rapports annuels de performance. « C’est un processus qui ne s’arrête pas », a conclu le directeur. « Nous avançons pas à pas, mais sûrement. »
Pas de grandes recommandations, mais une certitude, selon lui : « Le plus long voyage commence par un premier pas. Nous avons déjà franchi plusieurs étapes, et nous devons poursuivre. »
Les six ministères pilotes participeront ainsi à un atelier spécifique la semaine prochaine, consacré à l’élaboration de leurs rapports annuels de performance. Cette dynamique illustre la volonté du Congo de renforcer l’efficacité de la dépense publique en consolidant une véritable culture de performance et de résultats.
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Les participants lors des échanges
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