Le président du Sénat, Pierre NGOLO a invité, le mardi 15 octobre 2025, les sénateurs à plus d’engagement dans le traitement du projet de la loi de finances 2025. Dans son allocution d’ouverture de la 4ème session ordinaire budgétaire, le président de la chambre haute du parlement congolais a souligné l’importance cruciale de cette session, qui attire traditionnellement l’attention des citoyens, mais qui revêt aujourd’hui une signification encore plus profonde en raison des pressions économiques auxquelles sont confrontés les Congolais.
A l’ouverture de cette session qui se tient dans un contexte économique difficile, Pierre NGOLO, a reconnu le désespoir croissant parmi la population, affirmant qu’il est de leur responsabilité collective de ne pas abandonner. « Nous sommes à l’heure de la responsabilité », a-t-il déclaré, appelant à une exploitation optimale de la résilience du peuple pour surmonter les épreuves et réaliser leur légitime rêve de prospérité.
Le président du Sénat a également mis l’accent sur la nécessité d’une réforme budgétaire fondamentale, annonçant le passage au mode programme pour tous les ministères. Cette approche, selon lui, constitue un changement de paradigme dans la gestion des finances publiques, visant à renforcer l’efficacité, la transparence et la redevabilité envers les citoyens.
En tant que législateur, il a rappelé le rôle essentiel du Sénat dans l’adoption de nouveaux outils de gestion financière, tels que la charte de gestion et le contrôle de gestion. Il a insisté sur la nécessité de préserver la paix sociale et la concorde nationale, appelant le Sénat à rester un conseil des sages face aux tentatives de désinformation.
La détermination et l’engagement des membres du Sénat, a-t-il ajouté, sont des gages précieux pour le développement du pays.
Un agenda chargé
L’ordre du jour arrêté par la Conférence des Présidents du Sénat du 8 octobre dernier porte à 14 le nombre d’affaires de départ pour cette session budgétaire qui s’annonce cruciale. Au nombre des projets de lois cruciaux pour le développement du pays figure le projet de loi de finances pour l’année 2025. Ce projet vise à définir les priorités budgétaires de l’État, en tenant compte des défis économiques actuels. En parallèle, le projet de loi portant règlement du budget de l’État pour l’exercice 2023 permettra d’évaluer la gestion des ressources publiques de l’année précédente.
Le budget du Sénat pour 2025 sera également examiné, soulignant l’importance de la transparence et de la bonne gestion au sein des institutions publiques. De plus, plusieurs projets de loi innovants sont à l’ordre du jour, notamment la création d’un centre multiservices de valorisation des bioressources, qui vise à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles.
La session abordera également des questions de gouvernance locale, avec le projet de loi portant création de l’agence d’appui à la décentralisation et au développement local. Cette initiative devrait renforcer le soutien aux collectivités territoriales.
D’autres projets portent sur des thématiques variées, comme la création de l’autorité de régulation des jeux de hasard et d’argent, et la proposition de loi sur la procréation médicalement assistée, qui pourrait avoir un impact significatif sur les droits des citoyens.
Des questions internationales seront également discutées, avec des projets de ratification d’accords avec l’Algérie et la Tunisie, portant respectivement sur la coopération sanitaire vétérinaire et l’évitement de la double imposition.
Enfin, des séances de questions orales avec débat et des questions d’actualité permettront aux sénateurs d’aborder des sujets brûlants, favorisant ainsi un dialogue constructif sur les enjeux du moment.
Photo : le président du Sénat à l’ouverture de la session
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