Le Sénat a adopté, mardi 12 août 2025, les projets de loi portant création de l’hôpital général de Ouesso, dans le département de la Sangha, et de l’hôpital général de Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou. Ces textes, présentés par le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire IBARA, s’inscrivent dans le programme national visant à doter le pays d’infrastructures sanitaires modernes répondant aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Défendant ces projets de loi, le ministre a rappelé qu’ils s’inscrivent dans la vision du président de la République pour renforcer le maillage sanitaire national. « Ces hôpitaux répondent au besoin d’offrir à chaque habitant un accès rapide et diversifié aux soins, avec des services spécialisés dans plusieurs disciplines », a-t-il déclaré.
Jean Rosaire IBARA a également cité des réalisations antérieures, telles que l’hôpital général de Loandjili à Pointe-Noire et l’hôpital du Nord à Brazzaville.
Répondre aux défis des ressources humaines
Interrogé sur la disponibilité du personnel et la logistique, le ministre a reconnu que le Congo, à l’instar de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, souffre d’un déficit en ressources humaines de santé.
« Le manque de personnel qualifié reste un obstacle majeur à la fourniture de soins. Des mesures incitatives ont été mises en place pour assurer une répartition plus équitable sur l’ensemble du territoire », a-t-il précisé.
Depuis 2018, plusieurs vagues de recrutement ont permis d’intégrer progressivement 1 614 professionnels de santé, dont 850 déjà en poste et 764 en attente d’affectation après un stage d’immersion.
Vers une spécialisation des hôpitaux
Ces nouvelles structures ne se limiteront pas à une mission généraliste. Elles s’inscrivent dans un programme de spécialisation des infrastructures hospitalières. Chaque établissement sera équipé d’un plateau technique adapté à une discipline médicale spécifique : cardiologie à Loubomo, radiothérapie à Brazzaville, chirurgie orthopédique à Owando, ou encore prise en charge des maladies rénales à Ouesso.
« Cette spécialisation vise à garantir des soins de qualité tout en optimisant l’utilisation des ressources », a souligné le ministre.
Il a également insisté sur l’harmonisation des statuts et textes réglementaires régissant les hôpitaux généraux, afin d’éviter les disparités entre établissements.
« La modernisation de nos hôpitaux est l’un des plus grands chantiers du ministère. Nous voulons des structures bien gérées, propres et performantes », a-t-il affirmé.
Création de l’Agence nationale de l’environnement
Lors de la même séance plénière, le Sénat a adopté le projet de loi portant création de l’Agence nationale de l’environnement, établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Cette agence aura pour missions, entre autres, de coordonner les projets de protection de l’environnement, de gérer le système national d’information environnementale, de réaliser périodiquement des évaluations de l’état de l’environnement et d’élaborer la réglementation environnementale.
La ministre en charge de l’Environnement, Arlette SOUDAN-NONAULT, a indiqué que cette structure permettra au pays, grâce à une implication accrue des collectivités locales, de se positionner parmi les nations engagées dans la gestion durable et la protection de l’environnement.
Photos :
- Le ministre répondant aux questions des journalistes
- Vue partielle des sénateurs lors d’une plénière
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