La Chambre de Conciliation et d’Arbitrage du Sport (CCAS) a renvoyé au lundi prochain l’audience en référé après avoir constaté l’absence de la partie défenderesse sur le litige opposant Avicenne Cleofas NZIKOU à la Fédération Congolaise de Handball (FECOHAND). Le président de la CCAS a fait le constat de l’absence de la fédération, qui avait été informée de cette audience depuis le 22 octobre. Malgré la notification reçue par son secrétaire général, la fédération a brillé par l’absence, obligeant la chambre à renvoyer l’affaire pour donner lui donner la seconde chance de présenter ses moyens de défense.
Dans son allocution, le Président de la CCAS, Michel KABOUL MAHOUTA, a souligné l’importance de donner à la FECOHAND une chance de se défendre, compte tenu des enjeux significatifs pour le sport congolais. Il a donc décidé de renvoyer l’affaire au lundi suivant, à 10 heures, afin de permettre à la fédération de présenter ses arguments. Une décision que l’avocat du plaignant NZIKOU, Me Scrutin Mabiking MOUYETI, Represenat le Cabinet Yvon IBOUANGA, a présenté comme conforme à la procédure tout en déplorant l’absence de la FECOHAND à cette audience d’urgence.
Selon lui, la situation constitue une défaillance qui pourrait avoir des conséquences juridiques, notamment si la fédération persiste dans son absence lors de la prochaine audience. « C’est vrai que nous sommes dans une procédure de référé et que nous aurions souhaité que la partie défenderesse, notamment la fédération congolaise de handball se présente pour que les débats se fassent et qu’une décision soit rendue dans un bref délai, mais malheureusement cette partie a été défaillante. La chambre de conciliation et d’arbitrage a estimé qu’il fallait leur accorder un délai pour qu’elle présente ses moyens de défense et que toutes les conséquences de droit soient tirées. Nous nous plions à cette décision de la chambre », a indiqué le l’avocat.
Ce dernier a également évoqué les enjeux de la prochaine audience dans l’hypothèse où la FECOHAND continuera d’adopter la politique de la chaise vide. « Nous espérons que lundi toutes les parties seront là et que débats se feront. Au cas où la partie défenderesse continue de briller par l’absence, toutes les conséquences seront tirées par la chambre parce qu’à ce moment-là chambre constatera leur défaillance et s’il y a lieu une décision pourrait être rendue même elle ne se présente pas. Son absence n’empêchera pas la chambre de rendre sa décision en cette matière », a-il averti
Ce litige prend racine dans un verdict de la CCAS du 13 octobre, qui a annulé les résultats de l’assemblée générale élective du 20 septembre 2024, portant sur la présidence de la Fecohand pour l’olympiade 2025-2028. Ce jugement a ordonné la tenue d’une nouvelle assemblée générale et a disqualifié le premier vice-président de la liste de Yann Ayessa, président sortant. Alors que la partie de Nzikou a accueilli ce verdict avec sérénité, ceux d’Ayessa ont exprimé leur mécontentement.
La situation actuelle soulève des questions sur la mise en œuvre des décisions de la CCAS, la partie d’Avicenne Nzikou percevant une volonté de la Fecohand de ne pas respecter les instructions judiciaires. L’audience en référé de lundi prochain pourrait donc être décisive pour la résolution de ce conflit, avec des enjeux qui dépassent le cadre sportif et touchent à la gouvernance du handball en République du Congo.
Photo : Le président de la CCAS et son équipe lors de l’audience
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