Le Taekwondo congolais a choisi son nouveau capitaine. Réunis en Assemblée générale élective le samedi 31 janvier 2026 à Brazzaville, les acteurs de la discipline ont porté Adel Rihan à la tête de la Fédération congolaise de taekwondo avec une large majorité. Une élection saluée par les instances sportives nationales et continentales, qui ouvre un nouveau cycle placé sous le signe de l’unité, des réformes et de la performance.

Sur les 58 voix que comptait le corps électoral, 52 se sont portées sur Adel RIHAN, président du club Cristal Do de Pointe-Noire et manager de l’équipe nationale. Une victoire nette, révélatrice de la confiance accordée à un homme du sérail, pratiquant de longue date et dirigeant reconnu du taekwondo congolais.
Pour Rafael ENEME ENGA OBONO, vice-président de l’Union africaine de taekwondo (zone 4), le message est sans équivoque : « Ce n’est pas Adel qui a gagné, c’est le Congo qui a gagné. Il n’y a pas eu de combat, mais un choix responsable pour l’avenir de cette fédération », a-t-il déclaré, annonçant le soutien de la Confédération africaine à la Fédération congolaise de taekwondo et à l’équipe nationale.
Un mandat placé sous le regard des institutions
Clôturant les travaux, Furet LIKOUE, représentant du ministre des Sports, a salué une Assemblée « historique » et invité les nouveaux dirigeants à mesurer pleinement la portée de leur engagement.

« Vous venez d’écrire en lettres d’or une belle page de l’histoire de votre Fédération. L’engagement pris ici constitue un serment pour servir les sportifs et garantir des lendemains meilleurs au taekwondo congolais », a-t-il souligné.
Un appel appuyé à la responsabilité, à la gestion collective et au respect strict des textes, dans un contexte où la discipline doit se reconstruire après une période marquée par des tensions internes.
Adel Rihan : un président, une vision, une méthode
Dans un discours sobre mais résolument tourné vers l’avenir, le nouveau président a clairement affiché sa ligne de conduite : moins de paroles, plus d’actions. « Nous ne sommes pas des politiciens, nous sommes des pratiquants des arts martiaux. Ce sont les résultats qui parleront pour nous », a-t-il affirmé, promettant une fédération dynamique, inclusive et orientée vers la performance.

Adel RIHAN entend remettre en mouvement toute la famille du taekwondo : des jeunes aux seniors, des femmes aux para-athlètes, en passant par les arbitres, les entraîneurs et l’administration fédérale. Parmi ses priorités figurent la restructuration des ligues, la formation, la recherche de partenaires et la valorisation de l’image du taekwondo congolais, tant sur le plan national qu’international.
Des défis immenses, des ambitions assumées
Interrogé au sortir de son élection, le nouveau président n’a pas éludé l’ampleur de la tâche.
« C’est un grand chantier, mais c’est ensemble que nous allons le réaliser », a-t-il assuré, appelant tous les pratiquants à ressortir les doboks et à se mobiliser sur l’ensemble du territoire national. Parmi ses ambitions figure également le souhait d’accueillir, à moyen terme, un championnat d’Afrique de la zone 4, symbole du retour du Congo sur la scène continentale.
Succédant à Me Thomas MOUTALA, arrivé au terme de son mandat, Adel RIHAN hérite d’une fédération en quête de stabilité et de résultats. Malgré une Olympiade 2025-2028 entamée avec retard, l’espoir renaît. Pour le taekwondo congolais, l’heure n’est plus aux divisions, mais à l’action, à la discipline… et aux médailles.
Photos
- Photos de famille au sortir du scrutin ;
- Le nouveau Président
- Vu d’un électeur lors du vote
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