Battue (1-0) à Zanzibar lors de la manche aller, l’AS Otohô d’Oyo joue sa survie ce dimanche 1er février 2026 face à Singida Black Stars de Tanzanie, au stade Alphonse Massamba Debat à Brazzaville. En conférence de presse d’avant-match, les entraîneurs des deux formations ont affiché leurs ambitions pour cette rencontre capitale. Dos au mur, les Congolais n’ont plus droit à l’erreur et misent sur une victoire impérative pour se relancer, tandis que les Tanzaniens visent un nouveau succès afin de conforter leurs chances de qualification.

Conscient de l’enjeu, l’entraîneur de l’AS Otohô, Secko SECK, n’a pas cherché à masquer la pression qui entoure ce rendez-vous décisif. Pour le technicien malien, ce match s’apparente à une véritable finale pour le représentant congolais. « Maintenant, il faut se ressaisir ici. On n’a plus le droit à une défaite, surtout à domicile. Si on veut vraiment passer ces caps, il faut faire carton plein ici », a-t-il martelé, appelant ses joueurs à afficher la même intensité que lors de la victoire face au club algérien.

Revenant sur la défaite du match aller disputé dans un contexte difficile, Secko SECK évoque plusieurs circonstances défavorables. « En Tanzanie, c’était très compliqué. Il y avait des problèmes de transferts et une préparation perturbée par la non-tenue du championnat. Malgré tout, les joueurs ont montré qu’ils ont des capacités », a-t-il souligné.

Un appel fort au peuple congolais

Au-delà de l’enjeu sportif, le coach d’Otohô a lancé un vibrant appel au public congolais, estimant que son équipe porte aujourd’hui les espoirs de tout un pays sur la scène continentale. « Aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’équipe d’Otohô, c’est l’équipe du Congo. Nous sommes les seuls représentants et nous avons besoin de tout un peuple derrière nous », a-t-il insisté, convaincu que le soutien du public peut faire la différence.

Privé de plusieurs cadres, l’entraîneur d’Otohô se veut toutefois rassurant quant à l’état d’esprit et à l’intégration des nouvelles recrues. « On a perdu des joueurs importants, mais c’est fini, il faut oublier. Les nouveaux m’ont beaucoup convaincu. Aujourd’hui, ils sont intégrés et prêts à assumer », a-t-il assuré.

Othmer NAJJAR : « Un match important, mais pas décisif »

En face, l’entraîneur de Singida Black Stars, Othmer Najjar, adopte un discours plus mesuré. Pour le technicien tunisien, cette rencontre reste importante, sans être déterminante. « C’est un match important pour les deux équipes, mais pas décisif. Tous les scénarios restent possibles dans cette poule », a-t-il expliqué, tout en reconnaissant qu’un succès renforcerait considérablement les chances de qualification de son équipe.

Le coach de Singida met également l’accent sur la gestion du contexte local. « La clé du match sera la gestion des 90 minutes, surtout avec le facteur climat et l’environnement. Nous sommes habitués à jouer sous pression, dans des stades pleins », a-t-il affirmé.

Dernier de son groupe avec un point de retard sur son adversaire du jour, l’AS Otohô jouera gros ce dimanche à Brazzaville face à une formation tanzanienne déterminée à confirmer son succès de l’aller. Une confrontation à haute intensité s’annonce, aux allures de finale avant l’heure.

Photos :

  1. Le coach d’Otoho et l’un de ses joueurs
  2. Le technicien de Singida Blacks Stars

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