mercredi, août 12

Brazzaville s’apprête à vibrer au rythme d’un rendez-vous continental majeur. Ce samedi 14 mars 2026, l’As Otoho d’Oyo accueille le Zamalek du Caire au stade Alphonse Massamba-Débat, en quart de finale aller de la Coupe de la Confédération CAF. À la veille de ce choc inédit, la conférence d’avant-match a révélé deux discours contrastés mais respectueux : l’audace maîtrisée d’un outsider ambitieux qui refuse le rôle de figurant face à l’expérience assumée d’un géant africain.

Pour la première fois de son existence, As Otoho atteint le stade des quarts de finale d’une compétition continentale. Un exploit que le club congolais entend transformer en levier de motivation plutôt qu’en simple satisfaction. Devant la presse, l’entraîneur Seckou SECK a affiché une sérénité assumée, loin de tout complexe.

« C’est un immense plaisir de parler de football à ce niveau ici au Congo. Nous sommes très motivés de vivre ce moment historique et de jouer face à une grande équipe comme Zamalek. Mais je n’aime pas dire que nous n’avons rien à perdre. Ce sont des opportunités qu’il faut aller chercher, et nous allons les chercher », a-t-il déclaré.

Préparation, confiance et état d’esprit

L’As Otoho aborde ce rendez-vous après un stage intensif à Kinshasa, ponctué par des résultats jugés encourageants par le staff technique. « Nous avons réalisé une très belle préparation, avec une victoire et un match nul contre des équipes de niveau africain. Ce stage va nous permettre de nous surpasser. Les joueurs sont hyper motivés, prêts mentalement et physiquement », a insisté Seckou SECK.

Conscient du statut de favori attribué à l’adversaire égyptien, le technicien préfère mettre en avant la philosophie de jeu de son équipe : « Il n’y aura pas de traitement spécial pour Zamalek. Nous avons une identité : engagement total, intensité et détermination, surtout à domicile. Nous jouerons sans retenue pour faire plaisir à notre public ».

Zamalek, l’expérience face au défi congolais

En face, Zamalek SC avance avec la prudence de ceux qui connaissent les pièges du football africain. Son entraîneur, Mu’Tamed GAMAL, a rappelé l’importance du moment : « Après la phase de groupes, une nouvelle compétition commence. Les matchs à élimination directe sont différents. Nous sommes venus à Brazzaville pour réaliser un bon résultat ».

Le technicien égyptien n’a pas ignoré les contraintes locales, pelouse synthétique, climat, période de ramadan, tout en affichant sa capacité d’adaptation : « Nous respectons As Otoho. Nous avons étudié leurs matchs. Malgré les conditions, nous allons nous adapter et faire de notre mieux pour repartir avec un résultat positif ».

Un enjeu qui dépasse le club

Pour Seckou SECK, ce quart de finale est aussi une affaire de fierté nationale : « Aujourd’hui, nous représentons le Congo et tout le football congolais. Le public doit se mobiliser. Ensemble, nous pouvons montrer que le Congo regorge de talents capables de rivaliser au plus haut niveau ».

Au stade Alphonse Massamba-Débat, l’As Otoho s’apprête donc à défier l’histoire, portée par l’espoir d’un peuple et l’ambition d’un club décidé à ne pas s’arrêter en si bon chemin.

Photo :

  1. Vue des joueurs de l’AS Otoho

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