La Commission Ad hoc de la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT) et ceux qui la soutiennent doivent certainement se réjouir de la disqualification des Diables Rouges du Congo au prochain Championnat d’Afrique des Nations à cause son obstination à se maintenir en toute illégalité à la tête de cette instance faitière du football congolais. La décision rendue publique, le lundi 20 janvier 2025, par le Jury Disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) sur les matches éliminatoires du Championnat CHAN 2024 entre la Guinée équatoriale et le Congo, disputés respectivement le 21 et le 29 décembre 2024 a eu de lourdes conséquences pour le Congo qui , non seulement, voit son ticket de participation à cette complétion lui être retirer au profit de la Guinée Equatoriale , mais aussi être condamné à verser une amende de 10.000 USD pour des manquements graves aux règlements.
Dans son jugement, le Jury Disciplinaire de la CAF a principalement condamné la FECOFOOT, actuellement dirigée par la fameuse Commission Ad hoc envers qui les décisions de la FIFA, de la CAF et du TAS dans l’affaire l’opposant à Comité Exécutif de la FECOFOOT dirigé par Jean Guy Blaise MAYOLAS recommandaient le rétablissement de ce dernier dans ses fonctions, pour deux infractions majeures.
Premièrement, la Fédération Congolaise n’a pas présenté les licences nationales valides des joueurs lors du premier match contre la Guinée équatoriale, une violation de l’article 39 alinéa 1 des règlements du CHAN. Deuxièmement, un joueur, Japhet Eloi MANKOU NGUEMBETE, a été aligné alors qu’il était inéligible, en infraction avec les articles 2, 12 al.2, 38 al.2 des règlements du CHAN et l’article 150 du Code Disciplinaire de la CAF.
Conséquence immédiate de ces infractions, les deux matches ont été déclarés perdus par forfait pour le Congo, avec un score de 3-0 en faveur de la Guinée équatoriale. En plus de cette sanction sportive, la FECOFOOT se voit également condamnée à une amende de 10 000 USD, à régler dans un délai de 60 jours. Le non-paiement de cette amende entraînerait des conséquences supplémentaires pour la fédération.
Considérée par les instances du football mondial qui ne reconnaissent pas la Commission Ad hoc comme illégale, cette commission qui a pourtant fourni ses conclusions pour défendre son cas auprès du jury, a vu ses conclusions être rejetées. Une situation qu’aurait peut-être évitée si le ministère et la commission avaient accéder à la demande des éléments de défense sollicités par le COMEX reconnu comme seul légitime dirigeant de la FECOFOOT.
Pour se dédouaner des conséquences pouvant résulter de ce refus, ledit Comité Exécutif avait rendu un communiqué daté du 12 janvier 2025. Communiqué dans lequel il indiqué être dans l’incapacité de préparer adéquatement sa défense en raison du manque de collaboration du Ministère des Sports, qui n’a pas fourni les éléments nécessaires à la préparation du dossier avant la date limite fixée par la CAF. Le Comité Exécutif a ainsi exprimé son impuissance à répondre aux réserves formulées par la Fédération équato-guinéenne et a refusé de prendre toute responsabilité pour les conséquences de cette situation.
Le recours à la CAF reste possible, mais le temps presse pour la FECOFOOT qui devra faire face aux répercussions de cette sanction sévère. La commission Ad hoc enregistre donc les premiers grands résultats de son obstination à conduire par tous les moyens les affaires de la FECOFOOT. Après cette pilule qu’on vient de faire avaler au public sportif congolais, cette commission se consacre à l’organisation d’un championnat marqué par plusieurs désistements.
Photo : Les diables rouges
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