mercredi, septembre 2

Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) entend consolider son rôle dans la régulation du paysage médiatique congolais, en mettant davantage l’accent sur la professionnalisation des acteurs, la formation des journalistes et l’encadrement des médias numériques. À l’ouverture, le lundi 31 août à Brazzaville, de sa deuxième session ordinaire depuis le début du mandat de l’actuelle équipe, son président, Médard MILANDOU NSONGA, a présenté les principales actions conduites au cours de l’année et appelé à une collaboration accrue avec les professionnels de l’information.

Deux jours de travaux pour faire le point, mais surtout pour renforcer l’efficacité de l’organe de régulation. C’est dans cet esprit que le CSLC a ouvert sa session ordinaire, consacrée à l’examen de plusieurs dossiers susceptibles d’améliorer l’exercice de ses missions.

Dans son allocution, Médard MILANDOU NSONGA a d’abord insisté sur la nécessité de maintenir un dialogue permanent avec l’ensemble de l’écosystème médiatique. Les visites effectuées auprès des organes de presse à Brazzaville et Pointe-Noire, ainsi que les rencontres avec les associations professionnelles, ont permis de renforcer les liens entre le régulateur et les médias.

« De ces contacts successifs, il s’est dégagé l’intérêt de consolider notre collaboration, pour le plein exercice de la liberté de la presse, en respect des lois et règlements y relatifs. Je voudrais toutefois vous faire part du regret sincère du Conseil de n’avoir pas visité les organes de presse de la Sangha, de la Likouala, de la Cuvette-Ouest et de la Cuvette pour des raisons matérielles et financières », a relevé le président du CSLC.

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La formation au cœur de la professionnalisation

Au-delà du contrôle et de la régulation, le Conseil revendique également un rôle d’accompagnement des professionnels. Avec le concours de l’UNESCO, du Centre des Nations unies pour les droits de l’homme en Afrique centrale et de l’ARPCE, des sessions de renforcement des capacités ont ainsi été organisées à Brazzaville et Pointe-Noire.

Ces formations ont notamment permis d’aborder les mutations induites par les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle dans le métier de journaliste. Une évolution qui impose, selon le CSLC, de renforcer les compétences professionnelles afin que l’innovation technologique s’accompagne d’un respect accru de l’éthique et de la déontologie.

Réseaux sociaux : le défi d’une régulation adaptée

Le développement fulgurant des plateformes numériques constitue désormais l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les institutions de régulation des médias. Sur cette question, le président du CSLC a fait état des enseignements tirés de plusieurs missions effectuées au Tchad, au Maroc, en France, en Côte d’Ivoire et en République démocratique du Congo.

« Une vue globale s’est dégagée en faveur de la mise en place des mécanismes susceptibles de réguler, autant que possible, les réseaux sociaux, véhicules de toutes sortes de dérives informationnelles : désinformation, diffamation, outrages et offenses à l’égard des autorités étatiques », a déclaré Médard MILANDOU NSONGA. Cette problématique a également été au centre des échanges entre le bureau du CSLC, les présidents des deux chambres du Parlement et le ministre de la Communication et des Médias.

Le président du CSLC a également évoqué l’implication de l’institution dans le processus de répartition du fonds d’appui aux organes de presse. Les critères d’éligibilité et la clé de répartition ont été définis en concertation avec les associations de professionnels des médias, en lien avec le ministère de la Communication et des Médias.

Dans un contexte marqué par la transformation accélérée des pratiques médiatiques, le CSLC veut donc inscrire son action dans une dynamique de proximité, de professionnalisation et d’adaptation aux nouveaux usages de l’information. Une démarche visant à rendre l’action de l’institution efficiente et mieux répondre aux enjeux contemporains de la liberté de communication au Congo.

Photos :

  1. Le Présidium de la cérémonie d’ouverture ;
  2. Vue partielle des hauts conseillers (Droits Réservés).

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